Éducation

"Silence, on lit !" dans un collège de Metz : "15 minutes de lecture par jour, pour tout le monde" (même les profs)

Par Clément Lacaton et Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord jeudi 28 septembre 2017 à 9:25

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Maxppp - BEP/NICE MATIN

"Silence on lit !", c'est le nom d'une opération lancée dans plusieurs collèges et lycées de France, dont le collège Jean Rostand de Metz. Des élèves aux professeurs en passant par les agents, tout le monde est incité à lire 15 minutes par jour.

"Ca va consister en un temps de lecture régulier, d'environ 15 minutes tous les jours et qui concerne tout le monde : la principale, le secrétariat, les agents, les professeurs et bien sûr les élèves..."

Ce jeudi matin, la rectrice de l'académie du Grand Est Florence Robine lance l'opération "Silence, on lit !" au collège Jean Rostand de Metz. Elle était notre invitée ce jeudi, interrogée par Clément Lhuillier.

Florence Robine invitée de France Bleu Lorraine

Rentrer dans la lecture avec une expérience répétée" - Florence Robine, rectrice d'académie du Grand Est

"C'est un temps de lecture individuel, explique-t-elle, en silence, pour retrouver le contact avec les livres et montrer que la lecture est un plaisir partagé avec tout le monde."

"Tout l'établissement va s'arrêter pour lire. On sort un livre de son sac et on lit. Tout, sauf un livre scolaire : un roman, une bande dessinée (...). L'idée c'est de rentrer dans la lecture avec une expérience répétée, qui devient une habitude et qui est aussi contagieuse parce qu'on voit ses camarades, ses professeurs, prendre du plaisir à lire."

Davantage une invitation qu'un ordre"

Florence Robine, rectrice de la région académique Grand Est. - Maxppp
Florence Robine, rectrice de la région académique Grand Est. © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

"Silence on lit", ça sonne un peu comme un ordre. Enfin presque, estime Florence Robine : "C'est davantage une invitation qu'un ordre. Au début, il faut quand même forcer la nature, sinon c'est difficile de rentrer dans l'univers des livres. On tend la main aux élèves."

Aujourd'hui, une vingtaine d'établissements (collèges et lycées) de l'académie souhaite lancer cette opération.