Éducation

Isabelle Cheviet (SNES-FSU) : "La réforme des collèges pose un problème d'équité entre les élèves"

Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne jeudi 8 septembre 2016 à 11:58

Isabelle Cheviet est la secrétaire départementale du syndicat SNES-FSU en Côte-d'Or
Isabelle Cheviet est la secrétaire départementale du syndicat SNES-FSU en Côte-d'Or -

La réforme des collèges divise. Les syndicats juge la réforme mal ficelée. Les parents d'élèves y voient des améliorations pour les élèves. Face à face ce jeudi matin dans les studios de FB Bourgogne: Isabelle Cheviet (SNES) et Isabelle Amis (FCPE).

-Stéphane Parry : les enseignements pratiques interdisciplinaires, c'est un progrès ou pas ?

-Isabelle Cheviet (SNES-FSU) : on est pas opposé à l'interdisciplinarité. Les EPI sont pris sur le volant des horaires des cours fondamentaux.

-Isabelle Amis (FCPE 21): pour moi les EPI c'est travailler autrement, en donnant du sens. C'est mettre du lien entre des matières. C'est rendre cohérent les programmes.

-L'apprentissage d'une seconde langue dès la 5ème, c'est un plus pour l'élève ou pas ?

-I.C : en passant à l'apprentissage de la langue vivante 2 en 5ème, on perd une demi-heure d'enseignement. Sur ces deux heures et demi, on va piocher dans les EPI. Du coup, il ne reste plus beaucoup de l'enseignement de la langue. Et les élèves qui entrent en 4ème cette année, auront moins d'heures de cours de langue. Ça pose un problème d'équité entre les élèves.

-I.A : une seconde langue pour tous les collégiens dès la 5ème, c'est au bénéfice de tous. Ça rentre dans une logique de cycles. Les niveaux sont liés : 5ème, 4ème et 3ème ne font plus qu'un cycle. On commence la seconde langue dès le début du cycle.

Isabelle Amis, vice-présidente de la FCPE 21 - Radio France
Isabelle Amis, vice-présidente de la FCPE 21 © Radio France - Stéphane Parry

-Le latin disparait de l'enseignement de base. Il entre dans les EPI. Une bonne chose ou pas ?

-I.C : le latin c'est formateur par rapport aux langues latines et au français. Nous on est pas pour la disparition du latin. On a l'impression que c'est le parent pauvre de la réforme.

-I.A : il y aura moins d'heures de latin mais il y en aura pour tous les enfants.

Partager sur :