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Islamophobie à l'IEP de Grenoble : un troisième professeur sous protection policière

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Par , France Bleu Isère

Un troisième enseignant de l'IEP de Grenoble a été placé sous protection policière, le 6 mars dernier. Il s'agit d'une maitresse de conférence, qui s'était opposée à l'un des deux professeurs, dont les noms avaient été placardés sur les murs de l'école, à propos du terme d'islamophobie.

Banderoles affichées mardi 9 mars devant Sciences Po Grenoble, lors d'une manifestation
Banderoles affichées mardi 9 mars devant Sciences Po Grenoble, lors d'une manifestation © Radio France - Véronique Pueyo

France Bleu Isère a appris qu'un troisième enseignant de Sciences Po Grenoble avait été également placé sous protection policière. Il s'agit d'une maîtresse de conférence, membre du laboratoire en sciences sociales, Pacte, Claire M., qui travaille depuis de nombreuses années sur l'Islam et les musulmans.

Conflit autour du mot islamophobie

En novembre dernier, lors d'un échange de mails dans un groupe de travail autour du thème, "racisme islamophobie, antisémitisme", elle et le professeur d'allemand, Klaus K. s'étaient affrontés sur la notion d'islamophobie. Elle affirmait que ce terme relevait d'arguments scientifiques et que la position de Klaus K. n'était que le fruit de son opinion personnelle. Ce que Klaus K., soutenu par son collègue Vincent T., avait dénoncé.

Une trentaine de personnes avaient participé à la manifestation contre l'islamophobie le 9 mars, devant l'IEP de Grenoble
Une trentaine de personnes avaient participé à la manifestation contre l'islamophobie le 9 mars, devant l'IEP de Grenoble © Radio France - Véronique Pueyo

Victime de harcèlement moral

Cette enseignante s'était estimée victime de harcèlement moral de la part de Klaus K. Son laboratoire, le Pacte, avait d'ailleurs publié, en interne, un communiqué pour la soutenir. Klaus K, sur demande de la direction de Sciences Po, s'était excusé mais avait publié sur son site ses échanges de mails avec Claire M., rendant ainsi public son nom, sans son accord.

Nom jeté en pâture

Quand le conflit a été révélé au grand jour, suite au collage sauvage, sur les murs de Sciences Po Grenoble, des noms de Klaus K. et de Vincent T., les accusant de fascisme et d'islamophobie, le nom de Claire M. s'est donc, lui aussi, retrouvé sur les réseaux sociaux.

L'union syndicale de l'IEP de Grenoble a donné une conférence de presse le 9 mars, dénonçant le collage sauvage mais maintenant ses accusations d'islamophobie
L'union syndicale de l'IEP de Grenoble a donné une conférence de presse le 9 mars, dénonçant le collage sauvage mais maintenant ses accusations d'islamophobie © Radio France - Véronique Pueyo

Lors de la manifestation contre l'islamophobie, organisée devant l'IEP de Grenoble, contre l'islamophobie, Hugo, un étudiant en 3e année, avait pris fait et cause pour Claire M. " Nous soutenons cette enseignante qui, elle aussi, reçoit des menaces. Vincent T. et Klaus K. se victimisent dans les médias. Mais cette professeur, aussi, a été mise à mal. Ne l'oublions pas !"

Placée à son tour sous protection policière

L'enseignante, ayant dit avoir été menacée à son tour, elle a donc été placée sous surveillance policière le 6 mars dernier, tout comme Vincent T. et Klaus K. 

La direction de Sciences Po Grenoble s'est refusée à tout commentaire. Rappelons qu'une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Grenoble, pour tenter de retrouver les auteurs du collage sauvage et que le ministère de l'Enseignement Supérieur a diligenté sur place deux inspecteurs généraux pour auditer l'IEP de Grenoble.

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