Éducation

Jacques Witkowski, préfet de la Manche : "Il n'y a pas d'établissement à risque dans le département"

Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Cotentin jeudi 1 septembre 2016 à 11:24

Selon le préfet de la Manche Jacques Witkowski, "il n'y a aucun établissement à risque dans la Manche"
Selon le préfet de la Manche Jacques Witkowski, "il n'y a aucun établissement à risque dans la Manche" © Radio France - Jacqueline Fardel

Le préfet de la Manche Jacques Witkowski était l'invité de la rédaction de France Bleu Cotentin ce jeudi 1er septembre. L'occasion d'évoquer le plan d'action mis en place dans le département pour la sécurité des écoles en ce jour de rentrée.

Le mercredi 24 août 2016, la ministre de l'Education Najat Vallaud Belkacem présentait avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve un plan de renforcement de la sécurité dans les établissements scolaires pour la rentrée. En ce jeudi 1er septembre, le préfet de la Manche Jacques Witkowski était l'invité de la rédaction de France Bleu Cotentin pour détailler la déclinaison de ce plan à l'échelle départementale.

Pas d'établissement à risque

Cette rentrée, elle va évidemment se faire sous surveillance. En France, 3 000 réservistes sont mobilisés en ce jeudi 1er septembre pour assurer la sécurité des élèves. Dans la Manche aussi, des renforts de la gendarmerie et de la police nationale seront sur le terrain. "Chaque jour, entre 40 et 50 personnes feront des patrouilles devant les différents établissements scolaires". Pourtant, pas de cible particulière dans le plan d'action proposé par le préfet : "Il n'y a pas d'établissement à risques donc nous avons prévu des patrouilles aléatoires et il n'y aura pas de surveillance statique particulière." Le préfet qui admet que, de toute façon, "il est impossible d'assurer la surveillance de tous les établissements."

Il y aura des "référents sécurité" pour chaque établissement

Pas d'établissement à risque mais pour autant il faut mettre en place certaines mesures de sécurité pour écarter tout danger. Chaque établissement doit mettre à jour son plan particulier de mise en sécurité en fonction de la configuration de l'établissement et des risques d'attaque qui lui sont liés. "Pour cela, nous avons analysé les besoins de chaque établissement, grâce à la police et la gendarmerie, les associations, les maires et les chefs d'établissement bien sûr"', détaille Jacques Witkowski. Deux référents sont aussi définis pour chaque établissement : un coordinateur nommé par l'inspection académique et un référent sécurité de la police ou de la gendarmerie. Ces policiers et gendarmes seront notamment prévenus en cas de sortie scolaire.

Les établissements vont aussi porter une attention particulière aux différents accès pour s'assurer qu'aucune intrusion n'est possible. Ils devront aussi gérer l'interdiction des attroupements devant les écoles, avec notamment la difficulté des élèves qui fument au lycée.

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