Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"Je ne veux pas rouvrir mes écoles le 11 mai" prévient le maire de Sainte-Maure-de-Touraine

-
Par , France Bleu Touraine

Chaque élu, chaque municipalité tente de trouver des solutions pour la réouverture des écoles primaires et maternelles annoncée par Edouard Philippe. Combien d'enfants par classe? Combien d'enfants par école? Comment adapter la cantine?

Illustration
Illustration © Maxppp - L. Nobout

Le 11 mai, toutes les classes de maternelle et de primaire rouvriront. Edouard Philippe l’a dit dans son discours devant l’Assemblée Nationale, alors que son ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer avait d’abord évoqué quelques niveaux (GS Maternelles, CP et CM2). Une annonce qui se transforme en casse-tête pour les élus locaux d'Indre-et-Loire qui ont en charge le écoles maternelles et primaires.  

Tant que je n'aurais pas des garanties des services de l'Etat d'une réouverture d'école sans risque pour les enfants, je ne suis pas pour rouvrir aujourd'hui. Michel Champigny, maire de Sainte-Maure-de-Touraine

Pour le maire de Sainte-Maure-de-Touraine, Michel Champigny, “l’Etat se défausse encore sur les élus locaux”. Il le dit clairement, pas question de rouvrir le 11 mai ses deux écoles, l’une primaire, l’autre maternelle, qui comptent en tout 600 enfants. "Je n'ai pas envie de prendre le risque de remettre mes gamins à l'école" explique Michel Champigny. Par demi-groupe, avec les ponts et les week-ends, "ça représente une douzaine de jours d'école". "Doit-on prendre autant de risques pour douze jours? Ne serait-il pas préférable de se préparer pleinement pour une rentrée de septembre?" lance Michel Champigny. "Je suis moi-même chef d'entreprise, donc j'ai conscience de l'importance de se remettre au travail, mais pas à n'importe quel prix, surtout pas en risquant la santé de nos enfants".

Des sondages auprès des parents engagés par les écoles

Toutes les mairies, via les écoles, ont engagé un sondage auprès des parents. Remettront-ils ou non leurs enfants ou non? Les réponses sont attendues avec impatience, car il y a urgence. C'est un préalable à tout dispositif pour une reprise de la classe le 11 mai. "Comment faire dans une classe si vingt parents annoncent vouloir remettre leur enfant? Il nous faudra nous adapter" dit le maire de Montlouis-sur-Loire Vincent Morette, lui-même enseignant en collège. Il concède d'énormes contraintes, notamment pour faire respecter les gestes barrières à la cantine. Montlouis compte 1.150 élèves dans six écoles, dont 1.000 qui vont à la cantine. Parmi ses axes de réflexion, il faudra probablement adapter le nombre d’enfants à la taille de l’école, et ne pas se cantonner "aux quinze élèves par classe" annoncés par le ministre Jean-Michel Blanquer. "Nous ferons du cas par cas, suivant les écoles, car les enfants ne doivent pas se croiser dans les couloirs. Il faut aussi prendre en compte la taille de la cour de récréation" explique Vincent Morette, le maire de Montlouis. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess