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Jean-Marc Huart, recteur de l'Académie Nancy-Metz : "c'est une rentrée que nous voulons normale"

Invité de France Bleu Lorraine en ce mardi, jour de rentrée scolaire, le recteur de l'Académie Nancy-Metz a détaillé les conditions "inédites" dans lesquelles s'effectue ce retour en classe pour les élèves et les enseignants.

Jean-Marc Huart, recteur de l'Académie Nancy-Metz
Jean-Marc Huart, recteur de l'Académie Nancy-Metz © Radio France - Clément Lhuillier

Après deux mois de vacances scolaires et une année passée marquée par le confinement, 179.392 élèves faisaient leur rentrée ce mardi en Moselle (95.476 dans le premier degré et 83.916 dans les collèges et lycées). "Une rentrée inédite", concède le recteur de l'Académie Nancy-Metz Jean-Marc Huart, "mais c'est aussi une rentrée que nous voulons normale." 

Les contraintes sanitaires s'imposent à nous, comme elles s'imposent à tout le monde

Mais difficile voire impossible d'oublier le contexte si particulier de cette journée de retour en classe, avec l'épidémie de Covid-19 qui impose un protocole sanitaire strict dans les établissements scolaires. A commencer par le port du masque obligatoire pour les adultes et pour les élèves à partir du collège. "Les contraintes sanitaires s'imposent à nous, comme elles s'imposent à tout le monde" relativise le recteur qui affirme sa confiance dans les équipes pédagogiques. "J'ai reçu par exemple la semaine dernière l'ensemble des nouveaux professeurs et je leur ai dit : vous allez sans doute être la génération qui va faire la rentrée la plus inédite, mais n'oubliez pas que votre mission est de réduire les inégalités scolaires." Des inégalités aggravées par le confinement durant lequel le rectorat a identifié 3.5% de décrocheurs parmi les élèves lorrains. 

Gestes barrières et gestion au cas par cas

Pour cette nouvelle année, le protocole sanitaire a été nettement allégé les règles sur la distanciation sociale, qui n'est plus obligatoire quand elle n'est pas matériellement possible. De même, la limitation du brassage des élèves est seulement recommandée. Mais elle doit être "recherchée dans la mesure du possible" selon le ministère de l'Education Nationale. L'accent est plus que jamais mis "sur les gestes barrières comme se laver régulièrement les mains" explique Jean-Marc Huart.

Et si un ou plusieurs cas venaient à se déclarer dans une classe ou un établissement ? "On va analyser la situation et prendre de bonnes décisions : cela peut aller de la mise en quatorzaine ou quarantaine de la personnes infectée et des cas contacts jusqu'à des décisions plus importantes." En clair, chaque situation sera gérée au cas par cas, et les réponses pourront être différentes. 

Poursuite des réformes engagées

Ce contexte n'empêche pas la poursuite des réformes gouvernementales engagées depuis plusieurs années comme le dédoublement des classes en primaire. "Sur l'académie, nous dédoublons 61 classes de grande section de maternelle en éducation prioritaire parce que nous avons des moyens supplémentaires cette année" précise Jean-Marc Huart qui ajoute que la Moselle dispose de 56 postes d'enseignants en plus dans le premier degré, alors que le département perd environ 500 élèves. Sans oublier que les lycéens de terminale seront la première génération du nouveau bac, dont le contrôle continu est la pierre angulaire. 

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