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Éducation

Jean-Michel Blanquer accueilli sous les huées des enseignants en Gironde

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le ministre de l'Éducation nationale tenait ce lundi une permanence ministérielle à Lormont. Les enseignants girondins l'attendaient de pied ferme devant le complexe Brassens Camus de la commune de l'agglomération bordelaise.

Après l'entrée du ministre, les manifestants ont tentés eux aussi d'investir le complexe, de force
Après l'entrée du ministre, les manifestants ont tentés eux aussi d'investir le complexe, de force © Radio France - Laurence Méride

Lormont, France

"Blanquer démission !" Voilà ce que l'on pouvait entendre à Lormont ce lundi. Près d'une centaine d'enseignants girondins attendait le ministre de l'Éducation nationale de pied ferme devant le complexe Brassens Camus. 

Jean-Michel Blanquer y tenait sa première permanence ministérielle avec les maires girondins. Un outil du gouvernement lancé après le grand débat national, pour encourager le débat permanent et la proximité avec tous les territoires. 

À son arrivée, malgré les interpellations de l'intersyndicale des enseignants, le ministre a préféré rentrer dans le complexe sans dialoguer avec eux : "Lorsque j'entends certains dire que ma porte serait fermée c'est tout simplement faux. La réforme du lycée a été réalisée à l'issue d'une concertation de plusieurs mois et ça se discute encore.

Le ministre a échangé avec les maires girondins pendant près de deux heures  - Radio France
Le ministre a échangé avec les maires girondins pendant près de deux heures © Radio France - Laurence Méride

Le ministre estime que le combat est légitime mais ne représente pas les désirs de la majorité des Français : "Le mouvement de grève des enseignants manquait de sens parce que c'était pour me faire ouvrir une porte qui était déjà ouverte. L'immense majorité des professeurs et de la population française ont bien compris que ce que je souhaitais c'était d'éviter qu'une petite minorité cherche à imposer sa loi simplement parce qu'elle a des colères et des frustrations qu'elle a le droit d'avoir mais qui ne doivent pas empiéter sur l'intérêt de nos enfants et nos adolescents."

Un baccalauréat dans les règles 

Parmi les sujets qui préoccupent les enseignants il y a l'attribution de notes du baccalauréat calquées sur les contrôles continus. 

Cela interroge aussi les lycéens, certains envisageraient même des recours devant les tribunaux administratifs. Mais selon le ministre tout a été fait dans les règles : "Personne n'est lésé, ce que nous avons fait c'est de garantir le principe d'égalité dans des circonstances exceptionnelles. C'est quand même très étonnant que certains (les enseignants qui ont retenu les notes du bac NDLR) cherchent maintenant à trouver des arguties juridiques alors qu'ils ont fait quelque chose de très condamnable. Il y aura d'ailleurs des sanctions pour ceux qui se sont mis en dehors du droit en cette matière", persiste le ministre de l'Éducation nationale.