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Jets d'objets, menaces au couteau : une classe de l'Eure "hors de contrôle"

La classe de CP-CE1 de l'école primaire d'un petit village de l'Eure semble hors de contrôle. Le maire et des parents d'élèves tirent la sonnette d'alarme et demandent de l'aide à la Direction académique du département. Ils vont bloquer leur établissement scolaire.

La mairie de Saint-Eloi-de-Fourques.
La mairie de Saint-Eloi-de-Fourques. © Radio France - Théophile Pedrola

De l'extérieur, l'école primaire de Saint-Eloi-de-Fourques, près de Bourgtheroulde, dans l'Eure, paraît bien calme. Dans la cour du centre aéré, les bruits d'une cour de récréation normale. "Pourtant ce sont les mêmes élèves que d'habitude", explique le maire du village, Denis Szalkowski. Depuis sa mairie, située à deux pas de l'école, il entend et voit parfois les problèmes : "Dans la classe de CP-CE1, ce sont des violences, des insultes, de plusieurs enfants. Un élève a été tapé à deux centimètres de son testicule, il a eu un bleu énorme, je n'ose même pas imaginer ce qu'il se serait passé s'il avait été touché... Un élève en a menacé un autre à la cantine avec un couteau ! Des institutrices se font frapper et insulter, la classe est hors de contrôle..."

Des problèmes, il y en a tous les jours ici."

Pour lui, trois élèves posent particulièrement problème et quelques autres sont entraînés dans cette spirale de très mauvais comportement. Propos abondés par Natacha Vicomte, maman d'un enfant scolarisé dans l'école et représentante des parents d'élèves : "Un élève a lancé une compote à une maîtresse qui était au tableau, en visant la tête... Et des problèmes il y en a tous les jours ici."

Le problème remonte jusqu'à la Direction des services départementaux de l'Education nationale de l'Eure (DSDEN 27), au courant du conflit. Pour l'institution, un élève pose souci, et cela pourrait être d'ordre médical, psychologique. Si l'élève a un handicap reconnu, il pourra être aidé par un Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), mais pas avant la rentrée prochaine. 

Des remontées d'incident parcellaires ? 

"Déjà, ce n'est pas un élève, c'est au minimum trois, veut corriger Denis Szalkowski. Et comment un enfant présent depuis deux ans ici peut échapper à un suivi alors qu'il donne des coups, jette des objets, insulte... Il y a un problème de prise en charge."

Pour lui, comme pour Natacha Vicomte, les délais d'intervention sont trop longs. "On va sacrifier les autres élèves parce que l'institution n'a pas les moyens d'aider ?" s'exclame le maire. "Ils ont déjà du retard à cause du Covid, là, la maîtresse est en arrêt maladie, le remplaçant n'a pas su gérer, ils accumulent un maximum de retard", s'inquiète la maman.

Pour le DSDEN, on fait au plus vite, l'élève pourrait rencontrer des médecins dès la rentrée des vacances de février. L'institution le répète, c'est une question d'inclusion, impossible de laisser des élèves sur le bord de la route car jugés "différents". "Si l'on fait le choix de l'inclusion, et c'est très bien, il faut des moyens, clame encore le maire. Il faut aider les enseignants et les enfants. Là, j'ai l'impression que tous les cas ne sont pas remontés pour une raison ou pour une autre..." 

Les parents d'élèves et le maire n'ont pas l'impression de se faire entendre. Ils prévoient donc de bloquer l'école le 12 mars pour alerter la direction académique, avec qui les rapports semblent très tendus. "Pas sûr que cela aide l'élève", réplique la DSDEN, "nous faisons ça pour l'aider", répond le maire.

Le reportage de France Bleu à Saint-Eloi-de-Fourques

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