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Éducation

Plusieurs milliers d’enseignants manifestent, partout en France, contre la réforme Blanquer de l'Éducation Nationale

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

En grève depuis plusieurs jours, les enseignants se mobilisent contre la réforme Blanquer. Ce samedi, les syndicats d'enseignants ont appelé à manifester partout dans le pays.

Ce samedi, les principaux syndicats enseignants appellent à une mobilisation dans plusieurs villes de France (ici à Nice).
Ce samedi, les principaux syndicats enseignants appellent à une mobilisation dans plusieurs villes de France (ici à Nice). © Radio France - Martin Delacoux

Ils étaient plusieurs milliers partout en France ce samedi matin, à l'appel de leurs syndicats. Non pas des gilets jaunes, mais des enseignants en colère. Ils protestent contre la réforme Blanquer, du nom du ministre de l'Éducation Nationale.

D'après le Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, les manifestants étaient près de 3.000 à Lyon, 2.500 à Nantes, 2.000 à Toulouse, 2.000 à Rennes, 1.100 à Clermont-Ferrand, 800 à Niort, 500 à Poitiers, Montpellier, Metz, 500 à Périgueux, et 450 à La Roche-sur-Yon.

Près de 14.000 manifestants à la mi-journée selon les syndicats

L'un des points de désaccord porte sur "l'école de la confiance", qui suscite la défiance du monde enseignant. Les syndicats contestent notamment l'article 1 du projet de loi, qui mentionne le devoir d'"exemplarité" des personnels de la communauté éducative. Pour certains, c'est tout simplement un moyen de rappeler à l'ordre ou de sanctionner des enseignants qui critiqueraient l'institution.
Le vote de l'instruction obligatoire à trois ans fait également grincer des dents, en obligeant les municipalités à financer la mesure pour les maternelles privées.

Le feu aux poudres

Mais c'est un amendement au projet de loi qui a mis le feu aux poudres: s'il est adopté, il donnera naissance à des "établissements publics des savoirs fondamentaux", dont l'objectif sera de rassembler en une seule entité un collège et une ou plusieurs écoles du même secteur. Ce qui fait redouter à certains la disparition des directeurs d'école.
Le texte a été voté le 19 février par l'Assemblée nationale et doit encore passer en mai devant le Sénat.

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