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Kévin Garnier : "quand l'Université commencera à supprimer des formations, ça sentira très mauvais pour l'enseignement"

Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne mercredi 14 septembre 2016 à 11:49

Kévin Garnier est le leader étudiant du groupe Associatifs et Indépendants à l'Université de Bourgogne
Kévin Garnier est le leader étudiant du groupe Associatifs et Indépendants à l'Université de Bourgogne © Radio France - Stéphane Parry

L'Université de Bourgogne a présenté au début du mois de septembre un plan de restriction budgétaire. Il est question de supprimer voire de mutualiser certaines formations. C'est le cas en sciences humaines. Kévin Garnier des Associatifs et Indépendants était ce matin l'invité France Bleu Bourgogne.

-Stéphane Parry : "quelles sont les filières menacées à l'Université de Bourgogne ?"

-Kévin Garnier : "les filières menacées sont les lettres classiques et histoire. Pour l'instant, l'Université ne parle pas de les supprimer. Le problème vient du budget de l'Etat en baisse. A nous de négocier avec la gouvernance pour que les moyens soient mis sur la formation."

-Mais quand dans une filière (licence lettres classiques), il n'y a que 5 étudiants inscrits, est-ce que ça suffit pour maintenir le diplôme ?

-La mission de l'Université est de proposer une multitude de formations (400 à l'UB, NDLR) malgré le peu d'inscrits et des budgets en baisse.

-A propos des formations, Alain Bonnin, le président de l'UB déclare qu'il n'y aura pas de suppression de formations en 2017. Ca vous rassure ?

-Oui c'est rassurant. Avec le président de l'Université, la réflexion est de conserver toutes les formations, sinon de les mutualiser. Dès lors que l'Université commencera à supprimer des formations, ça sentira très mauvais pour l'enseignement supérieur."

-Le ministère de l'enseignement supérieur a débloqué 850 millions d'euros. Entre 1 et 2 millions pour l'UB. Donc l'Etat continue d'aider les universités.

-C'est bien, mais ça ne suffit pas à ramener le budget à l'équilibre. Il y a des charges qui augmentent, comme les charges salariales liées au vieillissement du personnel ou encore l'augmentation du point d'indice pour les fonctionnaires supportée par l'université et non pas l'Etat.

-Est-ce que l'on peut garder le même niveau d'excellence avec moins de moyens ?

-Oui, et même si le nombre d'étudiants continue d'augmenter.

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