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L'école d'York à Dijon, en pointe sur la question du dédoublement des classes

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Par , France Bleu Bourgogne

Le dédoublement des classes, est-ce que ça marche ? La ministre de la fonction publique, Amélie de Montchalin, est venue à Dijon ce vendredi 26 mars 2021, pour vérifier sur le terrain, si les réformes engagées par le gouvernement avancent bien. Reportage à l'école d'York. C'est notre Dossier + INFO.

Dans une classe de Grande section dédoublée à l'école maternelle d'York, à Dijon, ce 26 mars 2021.
Dans une classe de Grande section dédoublée à l'école maternelle d'York, à Dijon, ce 26 mars 2021. © Radio France - Stéphanie Perenon

La ministre de la fonction publique à Dijon, ce vendredi 26 mars 2021. Un déplacement pour vérifier sur le terrain, si les réformes engagées par le gouvernement avancent bien. Et à l'école d'York dans le quartier des Grésilles à Dijon, Amélie de Montchalin a constaté que le dédoublement des classes, l'une des priorités du gouvernement, ça marche et les effets sont plus que positifs.

De gauche à droite, Émilie Aubé enseignante en Grande section à l'école d'York, face à la ministre dela Fonction publique, Amélie de Montchalin.
De gauche à droite, Émilie Aubé enseignante en Grande section à l'école d'York, face à la ministre dela Fonction publique, Amélie de Montchalin. © Radio France - Stéphanie Perenon

Des effectifs réduits à douze élèves

Déjà ce qu'il faut savoir quand on parle de dédoublement de classe c'est qu'en terme d'effectif ça signifie douze élèves au lieu de vingt-quatre. Une mesure en place dans toutes les écoles classées en REP et REP+ dans notre Académie comme dans l'école d'York. Et ça change déjà beaucoup de choses explique Sonia Jendoubi, la directrice de l'école élémentaire. "Les enfants sont plus calmes déjà, l'enseignant est plus disponible, c'est plus facile d'échanger avec eux et cibler les difficultés." 

Les directrices des écoles maternelle et élémentaire, Marion Pouzet et Sonia Jendoubi, à l'école d'York à Dijon.
Les directrices des écoles maternelle et élémentaire, Marion Pouzet et Sonia Jendoubi, à l'école d'York à Dijon. © Radio France - Stéphanie Perenon

Travailler l'autonomie

_"L'autre avantage c'est de commencer à travailler l'autonomie_", poursuit Marion Pouzet, la directrice de l'école maternelle, avec un gros travail de liaison avec les élèves de Grande section. Car depuis la dernière rentrée, c'est aussi effectif réduit en dernière année de maternelle.   "Ça m'a permis de mettre en place des atelier philosophie avec eux ou d'organiser une chasse aux trésors, ce qui n'aurait pas été possible à vingt-quatre" raconte Émilie Aubé, professeure en Grande section. 

Pause récréation ici dans la cour de l'école d'York à Dijon.
Pause récréation ici dans la cour de l'école d'York à Dijon. © Radio France - Stéphanie Perenon

Satisfaction aussi pour les parents

L'Académie de Dijon est d'ailleurs en pointe sur la question de ces classes dédoublées, "nous avons 100% des établissements concernés qui l'appliquent en CP et CE1 et 79% pour la Grande section, ce qui nous place au-dessus de la moyenne nationale", précise la rectrice Nathalie Albert-Moretti. Un dédoublement qui satisfait également les parents

"C'est un atout pour tout le monde - Loubna déléguée des parents d'élèves à l'école d'York à Dijon

Loubna, déléguée des parent d'élèves à l'école d'York n'y voit que des avantages. "Je pense que c'est bon pour tous les élèves, ceux qui ont des difficultés car il y a moins de pression sur le timing et pour les élèves qui n'ont pas de difficulté, ça les responsabilise, et ça les rend plus autonomes."

L'école d'York dans le quartier des Grésilles à Dijon, a mis en place le dédoublement des classes de la Grande saction au CE1.
L'école d'York dans le quartier des Grésilles à Dijon, a mis en place le dédoublement des classes de la Grande saction au CE1. © Radio France - Stéphanie Perenon

Un dispositif plébiscité mais pas au-delà du CE1

Parents, profs et même élus, à l'image d'Hamid El Hassouni, l'adjoint au maire de Dijon, souhaitent la pérennité de ce dispositif. Ce dernier aimerait qu'on aille plus loin sur le sujet, "j'ai suggéré à la ministre l’idée de l’élargissement du dédoublement des classes jusqu’en CM2."

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Mais ce n'est pas la volonté du gouvernement ni de l'Académie. "Ce ne serait pas rendre service aux enfants" précise Pascale Coq, directrice académique. "Les enfant ont besoin d'évoluer dans des groupes plus importants à un moment donné sortir d'une éducation un peu trop cocooning. Bien sûr, cela ne doit pas être brutal mais c'est important pour la suite."

Un dispositif efficace mais quid des moyens ?

Un dédoublement des classes qui nécessite de recruter des profs et donc, "d'adapter chaque année les moyens de l'Académie à la carte scolaire en fonction des priorités", rappelle la rectrice de Dijon. Mais avec quels moyens ? "C'est un subtil équilibre à trouver", conclut Nathalie Albert-Moretti. En tout cas l'ambition affichée par la ministre de la Fonction publique et celle du gouvernement c'est de parvenir à 100% de classes dédoublées en Grande section d'ici 2022. Et de continuer à appliquer la règle de vingt-quatre élèves maximum, dans toutes les les écoles hors REP et REP+, de la GS au CE1.

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