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Carte scolaire : l'école de Rivehaute compte bien se battre pour garder sa classe menacée

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Le RPI où sont scolarisés 48 enfants de 6 communes alentours risque de perdre une de ses trois classes. Cela donnerait des classes de 4 à 5 niveaux différents. Les parents d'élèves et élus des communes sont très inquiets et décidés à se battre pour conserver leurs 3 classes.

Le RPI risque de perdre une de ses trois classes, ce qui donnerait des classes à quatre voire cinq niveaux.
Le RPI risque de perdre une de ses trois classes, ce qui donnerait des classes à quatre voire cinq niveaux. - © Jennifer Duhau

"Les enfants ont déjà loupé 6 mois d'école pendant le confinement l'année dernière", rappelle, inquiète, Jennifer Duhau, maman de deux enfants scolarisés à Rivehaute, 271 habitants entre Navarrenx et Sauveterre-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques). Il y a donc du travail à rattraper. Et pourtant, une des trois classes du RPI de Rivehaute, qui accueille 48 élèves originaires de 6 communes (Rivehaute, Charre, Nabas, Gestas, Montfort et Tabaille-Usquain) est menacée. Les élèves seraient donc répartis en deux classes de 4 à 5 niveaux différents. 

Des difficultés et du retard accumulés pendant la crise sanitaire

"Ce qui nous inquiète, c'est que la maîtresse ne pourra s'occuper que d'un niveau en même temps. Donc les enfants des autres niveaux seront en autonomie. Pour ceux qui sont sérieux et ont des facilités, pas de problème. Mais pour les autres...", ajoute Jennifer. Or, depuis le premier confinement et la fermeture des écoles, "beaucoup d'élèves ont des difficultés, le retard s'est accumulé", abonde Christelle Perchicot, déléguée des parents d'élèves. "Une des deux classes pourrait se retrouver à 31 enfants", selon ses calculs. Sans compter les 4 voire 5 niveaux différents avec lesquels l'enseignant devrait jongler. "Ingérable", pour ces deux mamans qui ont bien constaté, pendant le confinement, qu'il était déjà "très compliqué de faire l'école aux enfants... et encore, nous n'en avions que deux à la maison !"

Le RPI de Rivehaute a la particularité d'accueillir plusieurs jours par semaine des jeunes en difficultés sociales, de l'Itep (institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) "Les Events" ou accompagnés par l'association "Le Cheval Blanc", pour qu'ils puissent retrouver un enseignement scolaire, être intégrés. Les parents d'élèves et le maire de la commune, Marcel Montégut, craignent de ne plus avoir les moyens de les accueillir si une classe disparaît. 

L'école, très importante pour la vie de la commune

Marcel Montégut est également agacé par ce cercle vicieux dans lequel est prise la commune : de moins en moins d'enfants qui entrent à l'école maternelle et, il le craint, de moins en moins de parents qui voudront y scolariser leur enfant si une classe disparaît. "Je me souviens avoir vu passer une annonce Blanquer [Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation Nationale] qui disait qu'ils ne fermeraient pas de classe dans les communes de moins de 5 000 habitants. Je ne sais pas si c'est du vent, comme tout le reste, mais il est bien dommage que les éléments comptables fassent que la vie de nos campagnes s'en aille". 

Les élus des six communes et les parents d'élèves comptent bien se battre pour cette classe. Après des courriers sans réponse envoyés à l'Inspection académique, ils organisent un "boycott de l'école" ce lundi matin, qu'ils continueront jusqu'à avoir des nouvelles de l'Éducation nationale. 

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