Éducation

Casting pour l'école de cuisine du chef Thierry Marx à Besançon

Par Naïs Esteves, France Bleu Besançon jeudi 24 mars 2016 à 10:44

Thierry Marx reviendra à Besançon courant mai.
Thierry Marx reviendra à Besançon courant mai. © Maxppp -

L'école "Cuisine Mode d'Emploi" de Besançon portée par le chef Thierry Marx commence ses formations le 11 avril. Mercredi 23 mars, cinquante-trois candidats sont passés en entretien au Pôle Emploi de Palente. Au final, ils seront dix en cuisine et dix en service.

Dès l'annonce de l'arrivée de cette école Cuisine Mode d'Emploi à Besançon, les candidats étaient sur les rangs. Une école de cuisine, fondée par le chef étoilé du restaurant Mandarin oriental à Paris, Thierry Marx.  L'école a reçu une centaine de candidatures, CV et lettres de motivation, pour la formation de douze semaines en cuisine, une trentaine en service en salle. Après une réunion d'information mercredi 23 mars, seul cinquante-trois candidats ont défilé devant les trois jury composés de personnels de l'école, de professionnels et d'employés de Pôle Emploi.

Les candidats attendaient cette formation depuis longtemps

Au final, ils seront dix en cuisine et dix en service par session. Les premiers cours commencent le 11 avril dans les anciens locaux de Lip à Palente. Et Bruno espère bien en faire partie. A la sortie de son entretien, il laisse exploser son stress : "'J'ai un peu de mal à parler parce que j'avais un peu la pépie là. J'ai stressé comme un dingue. Ça fait un an que j'attends."  Pourtant, à la sortie de troisième, Bruno aurait bien aimé faire une formation de cuisinier mais "je me suis réveillé un matin et puis, je sais pas pourquoi j'ai coché "commerce".

Il a donc sillonné les routes pendant vingt ans jusqu'à cette l'annonce de l'ouverture de cette école, avec sa formation en douze semaines, huit en cours, quatre en entreprise. "Je m'étais déjà renseigné pour me former à ce métier-là, par le Greta, par l'Afpa sauf que ce sont des formations de un, deux ans. J'ai quand même un âge certain ou un âge mûr, donc partir deux ans en formation, c'est beaucoup de contraintes, des complications financières. Donc, cette formation en deux mois puis un mois chez le restaurateur, c'est bien. Ils nous ont en plus rappelé que cette formation avait une équivalence au CAP avec 250 heures derrière les fourneaux donc qui peut être complète."

Une école de la deuxième chance

Sur le papier, Bruno a le profil recherché par la directrice de Cuisine Mode d'Emploi, Véronique Carrion : des candidats sans expérience dans ce domaine mais motivés. "Le critère déterminant, c'est vraiment la motivation. Le parcours antérieur, pour être honnête, ce n'est pas quelque chose qui nous préoccupe plus que ça. Ce qui importe, c'est le présent, leurs motivations et l'avenir, leurs projets. Le socle commun de tous, c'est qu'ils sont demandeurs d'emploi. Ensuite, nous avons tout type de parcours : des personnes qui ont arrêté une scolarité très vite et très jeune, mais on en a avec des bac +5, +6 et même un avec un bac +7 dans le biomédical, donc dans ce cas là, il a fallutqu'il nous explique la cohérence de son projet professionnel."

Travailler dans une pizzeria, comme dans un restaurant gastronomique

Zanaba sort de son entretien. Cette jeune Bisontine a été l'une des premières à postuler, pressée d'intégrer cette école et pas une autre : "douze semaines, c'est court mais c'est plus intensif aussi, donc ce n'est pas vraiment pour le temps, c'est plus pour la disponibilité sur la ville. Et puis Thierry Marx bien sûr pour la réputation, j'ai suivi tout ce qu'il a fait à la télé, je connais bien la Cuisine Mode d'Emploi."  Et après cette formation expresse, Zanaba pense bien trouver un travail : "ce serait vraiment pour la stabilité. Ils nous ont bien dit que l'on pouvait travailler après ça dans tous les domaines de la restauration, que ça soit dans un gastronomique ou dans une pizzeria mais que les quatre-vingt-dix recettes de base et les geste pouvaient être un plus pour tous les domaines."

Zanaba, Bruno et les autres candidats seront fixés à partir de mardi 29 mars par mail. Les personnes sélectionnées commenceront le 11 avril pour la première session, le 6 juin pour la deuxième.Thierry Marx, lui ne sera pas présent à Besançon pour l'inauguration mais il doit venir en mai, sans doute accompagné par la ministre du Travail, Myriam El Khomri.