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Éducation

L'école "Espérance banlieues" du Mans entre progressisme et traditionalisme

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Par , France Bleu Maine
Le Mans, France

L'école Jules Verne, dans le quartier des Glonnières, au Mans, a ouvert il y a trois mois. Elle fait partie du réseau "Espérance banlieues". Sa pédagogie s'appuie sur la manipulation et des méthodes progressistes, mais aussi sur des symboles traditionalistes.

Dans sa classe de CM1-CM2, Axelle De Lachaise n'a que trois élèves pour l'instant.
Dans sa classe de CM1-CM2, Axelle De Lachaise n'a que trois élèves pour l'instant. © Radio France - Clémentine Sabrié

A l'école "Espérance banlieue" du Mans, la semaine commence par un lever de drapeaux et une Marseillaise. Les élèves les plus méritants sur la semaine précédente lèvent les drapeaux français et européen et celui de leur établissement. Après trois mois d'ouverture, l'école Jules Verne du quartier des Glonnières compte sept élèves répartis dans deux classes. Le "premier pilier" d'"Espérance banlieues", ce sont "les petits effectifs", explique le directeur, Jean-Roch Préaux.La première classe, celle de Cécile Cador, regroupe quatre enfants des niveaux CP, CE1 et CE2.  La seconde institutrice, Axelle De Lachaise, enseigne aux trois élèves de CM1-CM2.

"Je prévois que le nombre d'élèves soit multiplié par trois ou quatre l'année prochaine" - Jean-Roch Préaux, le directeur

Après 40 ans à enseigner dans l'Education nationale, Cécile Cador s'est tourné vers "Espérance banlieues" pour la fin de sa carrière. "Une nouvelle aventure pour aider ceux qui ne peuvent pas", raconte-t-elle. L'inscription à cette école coûte 50 euros par mois et par enfant. Le tarif peut être revu à la baisse en fonction de la situation financière des parents.

Méthodes Singapour et Montessori

Quelque soit leur niveau, leur apprentissage suit les programmes de l'Education Nationale, mais il utilise des méthodes particulières, basées notamment sur la manipulation d'objets. Pour les mathématiques, les enseignantes s'appuient sur la méthode Singapour. Les élèves manipulent des cubes pour apprendre les soustractions et les additions. "C'est plus facile et j'apprends mieux, parce que les exercices sont comme des temps de jeu avec nous", détaille Kaïvina, 10 ans. Elle est arrivée à l'école "Espérance banlieue" à la rentrée de janvier pour terminer son année de CM2.

La méthode Montessori, qui repose sur l'éducation par les sensations et la sensibilité, est largement utilisée à l'école Jules Vernes. Le directeur a choisi deux valeurs principales pour son établissement : "l'émerveillement et la gratitude". En face de l'entrée de la classe des CM, un arbre en papier a été collé sur le mur surmonté d'un écriteau "la gratitude". Sur les feuilles de cet arbre, les enfants et le personnel encadrant ont écrit des mots pour remercier la nature ou encore leur camarade. "Le fait de remercier pour ce qu'on voit, ce qu'on reçoit, nous rend heureux", explique Jean-Roch Préaux. Une façon de "conserver l'état d'insouciance" des enfants. 

Vouvoiement obligatoire, uniforme et morale

Cette pédagogie très moderne contraste avec d'autres aspects plus conservateurs de cet établissement membre du réseau "Espérance banlieue". Quand on demande à Leeroy, 9 ans, ce qui l'a le plus marqué quand il est arrivé dans cette école en novembre 2019, le garçon répond : "Ici, on doit vouvoyer." Adultes et enfants se disent "vous". Pour Cécile Cador, ça n'a pas été facile de s'y faire mais elle préfère maintenant. C'est une façon de marquer "le respect" de l'un pour l'autre. 

En mars, les élèves devraient recevoir leurs uniformes : un polo blanc avec le logo "Espérance banlieue" et un pull, qu'ils assortiront avec un pantalon noir et des chaussures de leur choix.

Chaque matin, élèves, institutrices, éducatrice et directeur se regroupent pour "l'assemblée". C'est l'occasion de féliciter les bons élèves et d'encourager les autres, mais c'est aussi le moment de "l'effort". Une leçon de morale qui tourne autour des thèmes comme la persévérance, le pardon ou l'accueil. Ce qui n'est pas sans rappeler les morales qu'écrivaient les élèves de la troisième République dans leur cahier. Cette comparaison avec les hussards noirs de Jules Ferry ravit le directeur Jean-Roch Préaux.

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