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Éducation

L'Éducation nationale touchée également par la fin des contrats aidés

samedi 7 octobre 2017 à 20:40 Par Yves Renaud, France Bleu Saint-Étienne Loire

L'Éducation nationale va être également impactée par cette mesure de suppression des contrats aidés voulue par le gouvernement.

Certains contrats aidés seront reconvertis en assistants de vie scolaire
Certains contrats aidés seront reconvertis en assistants de vie scolaire © Maxppp - Jean Beaudoin

Saint-Étienne, France

Sur la fin de cette année 2017 à l'échelle nationale, on va passer de 459.000 contrats aidés, à seulement 280.000 et la réduction se poursuivra en 2018. Les contrats aidés étaient affectés le plus souvent aux aides administratives auprès des directeurs d'école, dans les centres de documentation, ou encore à la vie scolaire. Postes qui vont totalement disparaître.

Le dossier national de ces suppressions prend un tour plus polémique à Saint-Étienne et dans la Loire et tout cela à cause d une erreur de l'administration. A priori, dans le département le syndicat FSU estime que près de 300 les postes de contrats aidés seront supprimés dans les écoles, collèges et lycées de la Loire. Mais sur ces 300 qui vont perdre leur travail dans les prochaines semaines, il y a sept cas qui pourraient échapper au couperet.

Yves Bornard du syndicat FSU loire

L'administration consciente de son erreur leur propose de transformer leur contrat aidé en contrat AVS, mais c est un métier qui n a rien a voir avec leur précédente activité. Matthieu Rouchouse du syndicat enseignant FSU.

Matthieu Rouchouse du syndicat FSU

Dans la Loire, au-delà du cas de ces sept contrats aidés, le syndicat FSU déplore la perte des ces auxiliaires qui apportaient beaucoup aux établissements scolaires même si ils étaient mal payés : 628 euros par mois et pas formés.

Dans cette vague de suppressions, la Loire se distingue particulièrement à cause d’une erreur administrative et c'est sans doute le seul département à l'avoir commise. En juin dernier, rien ne laissait prévoir que le gouvernement Macron allait brutalement modifier sa stratégie, l’administration avait donc anticipé le renouvellement des contrats de sept personnes employées sous le statut de contrat aidé.

Première irrégularité, les contrats signés en juin sont datés au 1er octobre 2017 et ils sont paraphés par le responsable de gestion de ces contrat aidés à l’inspection d’académie et donc parfaitement valables, mais l’ñducation nationale ne veut pas et ne peut pas les respecter. Se sentant évidement pris en faute, elle propose de les transformer en contrats AVS auxiliaires de vie scolaire qui eux sont maintenus. Il y en a 1250 aujourd’hui dans le département. Les AVS rappelons-le, sont destinés à l’accompagnement scolaire des enfants handicapés. Une fonction fondamentalement différente de leur précèdent contrat. Et les formations dans ce domaine sont quasiment inexistantes.

Mais même cette proposition est ambigüe car les anciens contrats aidés ne sont pas pour autant sûrs de décrocher leur transfert d’un statut à l’autre puisqu’il faut satisfaire à un entretien et passer une période d’essai d'un mois. Plusieurs d’entre eux ont donc décidé de porter le contentieux devant le conseil des prud’hommes.