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Éducation

L'harmonisation régionale des transports scolaires inquiète la Corrèze

mercredi 13 février 2019 à 16:47 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

Les parents d'élèves et les élus corréziens s'inquiètent du projet d'harmonisation des transports scolaires. La région Nouvelle-Aquitaine veut appliquer les mêmes règles à tous les départements. En Corrèze cela pourrait priver de bus de nombreux enfants.

13 500 enfants, de la maternelle au lycée, utilisent tous les jours les bus scolaires en Corrèze
13 500 enfants, de la maternelle au lycée, utilisent tous les jours les bus scolaires en Corrèze © Maxppp - Jean-Marc Quinet

Corrèze, France

La Région Nouvelle-Aquitaine, compétente en matière de transport scolaire depuis septembre 2017, présentera son projet d'harmonisation début mars. Mais les grandes lignes en sont déjà connues. En Corrèze la question des tarifs ne se posera pas puisque ceux-ci devraient rester identiques avec une échelle allant de 30 à 150 euros par an et par enfant suivant les revenus des familles. Mais le grand bouleversement viendra avec la modification des points d'arrêts.

Deux fois moins d'arrêts

Car en Corrèze la règle actuelle veut que chaque enfant trouve un arrêt de bus scolaire à moins d'1,5 km de chez lui. Et par extension que tout enfant vivant à au moins 1,5 kilomètres de son école ou de son collège puisse prendre le bus pour s'y rendre. Mais la Région envisage de doubler cette distance. Il faudrait donc à terme 3 km au moins entre l'école et un enfant pour avoir droit au transport. De fait cela exclurait nombre d'enfants des bus. Myriam Nussli, présidente de la FCPE de la Corrèze, a fait sa petite étude autour de chez elle. "Par exemple une petite commune près d'Objat qui a 55 enfants inscrits, 30 qui prennent le bus. Si on porte la distance à 3 km 28 enfants ne pourraient plus prendre le ramassage scolaire"

17,5 millions d'euros par an

Plus encore certaines communes pourraient ne plus avoir de ramassage du tout. Seilhac par exemple dont la superficie n'est pas très importante. "Pratiquement aucun enfant de Seilhac ne pourrait prendre le bus scolaire pour venir à l'école primaire parce qu'à chaque fois on est en dessous des 3 km" s'indigne le maire Marc Géraudie. De son côté Pascal Coste, président du Conseil départemental, rappelle que la Corrèze verse 17,5 millions d'euros à la Région pour le transport scolaire et ne comprendrait donc pas que le service soit dégradé à moins que "la Région rende une partie de cet argent". 

La région se donne du temps

Une fronde que la Région a entendue. L'application de cette nouvelle règle ne se fera pas sans concertation. Et "elle n'aura pas lieu avant trois ans", assure Renaud Lagrave, vice-président en charge des transports, qui était l'invité de France Bleu Limousin à 8h15 ce jeudi.  Il dit aussi vouloir travailler plus largement sur les questions de mobilité en milieu rural, avec les élus. "Vous pourriez prendre le transport scolaire le matin pour aller au travail, on pourrait ajouter de la fréquence sur ces transports pour permettre à tout un chacun d'aller au chef-lieu de canton, d'aller chez le médecin", avance-t-il.