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Éducation DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

L'histoire oubliée des Indiens de la Première Guerre mondiale en Lorraine

mardi 3 juillet 2018 à 18:20 Par Isabelle Baudriller, France Bleu Sud Lorraine

Fin 1917, 7 000 soldats indiens non combattants sont venus en Lorraine pour construire des aérodromes. Quelques-uns d'entre eux sont inhumés dans la région. Un pan méconnu de la Première Guerre mondiale sur lequel des élèves du lycée Varoquaux de Tomblaine ont travaillé pendant trois ans.

Les historiens indien Rana Chhina et anglais Tony McClenaghan, au milieu des élèves qui ont travaillé sur l'histoire des soldats indiens
Les historiens indien Rana Chhina et anglais Tony McClenaghan, au milieu des élèves qui ont travaillé sur l'histoire des soldats indiens © Radio France - Isabelle Baudriller

Tomblaine, France

Des tombes indiennes dans des cimetières lorrains ! 76 Indiens reposent aujourd'hui entre Meurthe-et-Moselle et Vosges, à Nancy, Azelot, Jarville-la-Malgrange, Mandres-sur-Vair, Martigny-les-Bains ou encore Essegney. C'est une histoire méconnue : 7 000 soldats indiens ont été détachés en Lorraine au cours de la Première Guerre mondiale. 

Les tombes des soldats indiens au cimetière d'Azelot - Aucun(e)
Les tombes des soldats indiens au cimetière d'Azelot - Jérôme Jankczukiewicz, lycée Varoquaux

Des soldats sous drapeau britannique - l'Inde fait alors partie de l'empire britannique - mais non combattants. Leur mission ? Construire des aérodromes permettant aux bombardiers britanniques d'aller attaquer l'Allemagne. Un pan de l'Histoire oublié et reconstitué pendant trois ans par une vingtaine d'élèves du lycée Arthur Varoquaux de Tomblaine, dans l'agglomération de Nancy. 

Un travail salué ce mardi par un historien anglais et un historien indien. "A super job !" s'enthousiasme Tony McClenaghan de Cambridge. "Wonderful, thank you", ajoute Rana Chhina de New Delhi. Des élèves découvreurs, à l'image de Mathilda, en terminale L : "Je n'avais jamais entendu parler des Indiens en Lorraine et j'ai tout de suite trouvé ça intéressant"

Quand on m'a dit que je pouvais écrire une lettre à un historien anglais, j'étais super contente vraiment ! J'adore l'Histoire et l'Anglais. Et on a pu contribuer à la mémoire d'une guerre" - Mathilda, élève de terminale 

La plaque commémorative imaginée par les élèves allie symboliquement trois fleurs : le souci indien, le bleuet français et le coquelicot britannique - Radio France
La plaque commémorative imaginée par les élèves allie symboliquement trois fleurs : le souci indien, le bleuet français et le coquelicot britannique © Radio France - Isabelle Baudriller

A l'initiative de ces recherches, un professeur d'histoire-géographie, Jérôme Jankczukiewicz, accompagné par une collègue professeur d'anglais Martine Raux. C'est tout simplement une tombe avec une inscription en hindi au cimetière du Sud à Nancy qui a attiré l'attention de l'enseignant et piqué sa curiosité. 

L'historiographie s'était surtout intéressée aux soldats indiens et les modestes travailleurs militaire de l'Indian Labour Corps avaient été totalement oubliés" - Jérôme Jankczukiewicz, professeur d'histoire

Les soldats de cette unité spéciale ont construit cinq aérodromes : Azelot, Autreville, Bethoncourt, Xaffévillers, Roville-aux-Chênes. Ne reste plus, 100 ans après, que celui d'Azelot. Le fruit du travail des élèves est à découvrir sur leur blog, il a reçu le label "Mission Centenaire 14-18". 

  • Une plaque commémorative imaginée par des élèves de BTS du lycée Varoquaux sera apposée au cimetière d'Azelot le 22 septembre lors d'une cérémonie.