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Éducation

L'homophobie en question au Lycée Auguste Renoir de Limoges

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Par , France Bleu Limousin

Les membres de l'association SOS Homophobie sont intervenus devant les élèves de classe de seconde du lycée Auguste Renoir de Limoges ce vendredi. Objectif, lutter contre l'homophobie, et répondre aux multiples interrogations d'un public adolescent en plein questionnement.

L'association SOS Homophobie est intervenue ce vendredi devant les élèves de seconde de Lycée Auguste Renoir de Limoges.
L'association SOS Homophobie est intervenue ce vendredi devant les élèves de seconde de Lycée Auguste Renoir de Limoges. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Limoges, France

Lutter contre l'homophobie dès le plus jeune âge c'est l'une des missions de l'association SOS Homophobie qui vient de fêter ses 25 ans. Ce vendredi, ce sont les élèves de secondes qui ont assisté à l'une des interventions de l'association SOS Homophobie au lycée Auguste Renoir de Limoges. Deux heures de parole totalement libre, d'échanges, de questionnements aussi.  

Ce n'est pas un hasard si les lycéens sont bénéficiaires de telles interventions. C'est un public en plein passage de l'adolescence à l'âge adulte, une période où l'on se cherche, où l'on s'interroge aussi, où le regard des autres compte beaucoup comme l'explique Anne Sophie Decroes, professeur de Sciences Economiques et Sociales à l'origine de l'intervention. " C'est un âge où ils sont, notamment les garçons, dans un effet de groupe, avec des enjeux de virilité qui se jouent, ils sont en train de se chercher à ce niveau là" explique-t-elle    
" C'est l'âge où l'on se pose des questions, où la sexualité commence à les travailler" poursuit la professeure  qui précise que les questions de genre sont par exemple abordées dans les programmes scolaires. 

Bien définir les termes ...

Les élèves sont installés en demi-cercle, tandis qu'au centre deux membres d'SOS Homophobie animent la séance, comme Christophe Louot. Il définit avec l'aide des jeunes les différentes phobies (homophobie, islamophobie, christianophobie, judéophobie, handiphobie) avant de progressivement aborder la question centrale : " On parle de tout et on arrive petit à petit à parler d'homophobie, en voyant quelles sont les manifestations de cette homophobie, en essayant de définir au mieux les termes de lesbienne, gay, bi, et de trans" détaille-t-il. Cette dernière notion attire d'ailleurs une salve de questions et Leïla le reconnaît bien volontiers "jusque là je ne savais pas trop ce que voulait dire transsexuel, transidentité, transgenre" . 

... pour mieux casser les clichés 

Au coeur de l'intervention aussi , les clichés revus et corrigés, Arthur les liste "Il y a l'attitude, la façon de marcher, la démarche, la voix, comment ils parlent, le style vestimentaire" et bien sûr  le fameux préjugé du "choix" que vient de comprendre Arthur "Je pensais que un homosexuel, c'était son choix de devenir homosexuel, et là j'ai appris que c'était naturellement dans sa pensée, qu'il était attiré par les personnes du même sexe" . ET une conclusion: on ne choisit pas d'être homosexuel. 

Une génération plus ouverte et tolérante  

Assises aux côtés de ses élèves, l'une des professeurs, Anne constate leur ouverture d'esprit, "Je ne me souviens pas du tout avoir abordé ces questions là lorsque j'allais à l'école, et aujourd'hui ça n'a pas l'air de les gêner même devant les autres de poser des questions assez précises sur le sexe, les relations sexuelles" . Les plus timides ont pu aussi poser les questions par écrit, sur un petit bout de papier anonyme à la fin de la séance. Reviennent souvent des questions liées à la transsexualité beaucoup plus méconnue que l'homosexualité, dont les adolescents d'aujourd'hui sont déjà bien au fait reconnaît Christophe Louot. Sur les petits papiers ont trouve aussi des affirmations comme celle écrite par Louise,"Je ne comprends pas comment on peut rejeter et avoir la phobie des gens qui aiment des personnes de même sexe" s'interroge la jeune fille, " non vraiment, je ne comprends pas !".

Preuve comme le constatent militants et professeurs,  que les mentalités ont rapidement changé ces dernières années chez les plus jeunes. Reste que l'intervention permettra aussi de casser les dynamiques de groupes qui se mettent en place à l’adolescence, une bonne manière pour certains de mieux vivre leurs questionnements ou leur sexualité aux côtés de leur camarade de classe. 

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