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L'université catholique de l'Ouest veut déménager sur le campus de Laval, des syndicats montent au créneau

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Par , France Bleu Mayenne

L'université catholique de l'Ouest (UCO) veut déménager et s'étendre sur le campus de Laval. Plusieurs syndicats s'y opposent : l'Unsa, FO, la FSU et la FCPE s'insurgent que des fonds publics puissent servir à l'installation d'une institution catholique.

L'Université Catholique de l'Ouest veut déménager sur le campus de Laval
L'Université Catholique de l'Ouest veut déménager sur le campus de Laval - Sylvain Chareton

L'université catholique de l'Ouest (UCO), ce sont, fin décembre 2020, quelque 380 étudiants, dans neuf filières universitaires, du bâtiment à la réalité virtuelle, en passant par la librairie, la communication, ou l'éco-gestion. Son projet, c'est de déménager et de s'étendre, sur le campus de Laval, afin d'accueillir, d'ici 2023, plus de 700 étudiants. Un projet d'environ 10 millions d'euros.

La région et le département ont déjà apporté leur soutien et leur promesse d'aide financière. Et c'est là que le bât blesse ! Pour plusieurs syndicats, pas question que l'argent public puisse servir à financer une institution catholique, qui se trouverait en concurrence, d'après les syndicats, avec l'université du Maine. 

"Des fonds publics pour l'université privée : c'est non ! "

La FSU et l'Unsa éducation ont eu vent du projet de développement de l'UCO sur l'actuel campus universitaire de Laval. Pour les syndicats, "l'implantation au cœur du campus et à proximité du Laval Virtual Center et de l'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation, interdirait à l'avenir, tout développement de l'université publique du Maine". 

Ils estiment que les formations payantes de l'UCO ( jusqu'à 5.000 euros par an) entreraient directement en concurrence avec celles dispensées par l'université du Maine. Ils n'acceptent pas le principe que les fonds publics permettent de financer une grande partie de ce projet d'extension de l'institution catholique. 

Pas de concurrence, d'après la direction de l'UCO

Pour Sylvain Chareton, le directeur de l'UCO, les formations qui sont proposées par son établissement privé catholique, n'entrent pas en concurrence avec celles dispensées par l'université du Maine. "Ce que nous proposons, ce sont des formations qui n'existent pas ailleurs", dit-il. Pour lui, l'ambition est de "devenir un pôle universitaire reconnu au plan régional et national, un atout, pour les jeunes mayennais".

Là où les syndicats dénoncent une concurrence, Sylvain Chareton voit une complémentarité. Quant à la question des financements publics " tout cela ira dans le sens des jeunes mayennais, c'est à ça que sert l'argent public", répond le directeur de l'UCO.

La région et le département favorables

D'après la direction de l'UCO, la région aurait déjà donné son aval, de même que le département, à hauteur de 25 à 30 %. Pour l'instant, la question n'est pas encore arrivée à Laval Agglo. A voir si la nouvelle majorité municipale, dont le cœur bat à gauche et très attachée à l'idée de laïcité, sera favorable au financement d'une université catholique. 

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