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L'Université d'Orléans n'a toujours pas de nouveau président

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Par , France Bleu Orléans

Malgré trois tours de scrutin, le conseil d'administration de l'Université d'Orléans n'a pas réussi à désigner qui sera le prochain président de la fac. Une situation de blocage, sur fond d'affaire judiciaire, et qui suscite de l'inquiétude.

Le processus électoral à l'Université d'Orléans a commencé le... 6 octobre
Le processus électoral à l'Université d'Orléans a commencé le... 6 octobre © Maxppp - Christelle Besseyre

Le mauvais feuilleton continue à l'Université d'Orléans. Deux mois après le début des élections internes, la fac n'a toujours pas de futur président. Ce matin, la réunion du conseil d'administration a tourné au fiasco : après trois tours de scrutin, et à l'issue de 5 heures de débat, aucun des trois candidats n'a réussi à être élu.

Un contexte judiciaire qui pèse lourd

C'est clairement un échec pour Ary Bruand, le président sortant, qui occupe le poste depuis juin 2016 et qui postule à un nouveau mandat. Il est certes arrivé en tête (15 voix), devant Steeve Thany, directeur d'un laboratoire de biologie à l'Université (8 voix) et Karin Fischer, professeur en études irlandaises et britanniques (6 voix), mais la majorité absolue est nécessaire (19 voix car le conseil d'administration compte 36 membres).

Ary Bruand pâtit visiblement d'une affaire judiciaire en cours, sur des soupçons de détournement de fonds publics à la fac, affaire dans laquelle il a été placé sous le statut de témoin assisté. Il est bien sûr présumé innocent, mais le calendrier tombe mal : le 17 décembre, la justice examinera l'appel du Parquet concernant ce statut de témoin assisté : la procureure souhaite qu'Ary Bruand soit mis en examen.

Une épée de Damoclès pour Ary Bruand

Mis en examen, comme l'a été dans cette affaire le principal protagoniste, Hechmi Toumi, l'ancien directeur de l'UFR Sciences, lui aussi présumé innocent. Mais ce n'est pas qu'une nuance juridique car cette mise en examen empêche Hechmi Toumi de siéger au conseil d'administration de l'université, alors qu'il a été élu. 

C'est donc une véritable épée de Damoclès qui pèse sur Ary Bruand, et qui explique sans doute pourquoi il y a eu 12 bulletins blancs au 3ème tour de scrutin, soit un tiers des votants ! L'UNEF avait d'ailleurs demandé le report du vote en raison de ce calendrier : "Cela aurait permis de voter en toute sérénité, ce qui n'a pas été le cas aujourd'hui", soutient Jonathan Bruneau, représentant du syndicat étudiant au sein du conseil d'administration.

L'inquiétude des élus

Une nouvelle réunion est prévue vendredi prochain, pour un nouveau vote avec les mêmes candidats. "_Je crains qu'on n'ait le même résulta_t", s'inquiète Anne Besnier qui siège au CA en tant que vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire en charge de l'enseignement supérieur, "car il y a réellement un blocage, et le contexte judiciaire n'explique pas tout : je crois que le malaise est plus profond." Anne Besnier ne cache pas un certain pessimisme : "On a une université qui a de formidables atouts et de vrais pôles d'excellence, et là, ça n'avance pas.  Honnêtement, je suis à la fois déçue, inquiète et sans solution."

Même sentiment pour Florent Montillot, qui représente la métropole d'Orléans en tant que conseiller délégué à l'enseignement supérieur : "Si on en est toujours là après le 18 décembre, un administrateur provisoire devra être nommé, avec quelles conséquences pour l'image de la fac ? C'est réellement préoccupant, parce que derrière, il y a 20 000 étudiants et aussi des investissements très lourds pour les collectivités." Suite du feuilleton, donc, vendredi prochain.

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