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Éducation

L'Université de Limoges désigne un médiateur pour débloquer la fac de Lettres

jeudi 7 juin 2018 à 10:46 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Alors que le personnel administratif menace de faire jouer son droit de retrait, ce qui mettrait en cause l'organisation des derniers examens, le président de l'Université envoie l'ancien doyen de la fac de Lettres discuter avec les étudiants qui la bloquent.

La présidence de l'Université privilégie la médiation pour éviter le recours à la force
La présidence de l'Université privilégie la médiation pour éviter le recours à la force © Radio France - Jérôme Edant

Limoges, France

Alain Célérier veut éviter le recours à la force pour évacuer la faculté de Lettres, occupée depuis 2 mois. Le président de l'Université de Limoges a donc demandé à Jacques Migozzi, ancien doyen de la faculté, et aujourd'hui directeur de l'ESPE (école supérieure du professorat) de jouer le médiateur. "C'est quelqu'un qui connait bien les composantes et qui a toutes les qualités pour jouer ce rôle", explique Alain Célérier, "il a commencé à rencontrer les étudiants mercredi soir, et les négociations avancent". 

Les examens de nouveau menacés

Car le temps presse. Les agents administratifs n'en peuvent plus et menacent de faire jouer leur droit de retrait, en cessant le travail. Ils n'ont pas accès à toute la faculté, et "ils ne peuvent pas avoir de contacts avec les enseignants pour préparer les examens et les jurys", explique Alain Célérier.  Le président de l'Université reconnaît "ne pas avoir forcément pris la mesure de cette situation" jusqu'ici. Mais aujourd'hui, il juge important "de retrouver des conditions normales".   

"Il faudrait que la médiation aboutisse d'ici la fin du week-end

L'objectif pour Alain Célérier, c'est de "pouvoir tenir les examens de seconde session à partir du 18 juin", et pour cela, il faut du temps de préparation. Il faut aussi disposer des locaux. Pour la 1ère session, les étudiants avaient planché à la faculté de Droit, mais cette seconde session "se déroule en parallèle sur l'ensemble des sites". Il faudrait que la médiation ait abouti à la fin du week-end, estime le président de l'Université, qui trouve les étudiants bloqueurs "un peu jusqu'au boutistes", car "manifestement ils ne peuvent pas avoir gain de cause, et leur revendications nous dépassent".

Ecoutez ici l'interview du président de l'Université, invité de France Bleu Limousin à 8h15 avec Jérôme Edant.