Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

L'université de Nantes veut abandonner Google pour un moteur de recherche 100% français

mercredi 26 décembre 2018 à 3:06 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu

À partir de janvier, l'université va installer un moteur de recherche 100% français sur ses 20.000 ordinateurs. Objectif : protéger les données de son personnel et abandonner, petit à petit, Google.

L'université de Nantes espère que, petit à petit, son personnel va abandonner le géant américain pour passer au 100% français
L'université de Nantes espère que, petit à petit, son personnel va abandonner le géant américain pour passer au 100% français © Maxppp -

Nantes, France

À partir de janvier, il y aura un nouveau moteur de recherche sur les 20.000 ordinateurs de l'université de Nantes. Fini le monopole de Google. Ils seront équipés d'un moteur de recherches 100% français, Qwant. Si le ministère de la Défense, l'Assemblée nationale et la mairie de Paris ont déjà choisi Qwant, Nantes est la première université à le faire.

Avec Google, la vie privée est mise à mal"

Si Google est hyper performant, le géant américain a la fâcheuse habitude de nous espionner. "On se rend compte que la vie privée est mise à mal parce que ce moteur de recherche regarde ce que nous faisons, il trace - comme on dit - toutes les actions, tous les sites sur lesquels on va pour essayer de cibler la publicité. C'est leur modèle économique", explique Francky Trichet, le vice-président de l'université en charge du numérique. Et en matière de travaux de recherche, c'est évidemment un problème.

Un choix stratégique et engagé"

Voilà donc pourquoi l'université a choisi Qwant. Le moteur de recherche français ne garde pas l'historique de nos recherches, toutes les données sont stockées en France et il pollue moins. "C'est un choix stratégique et engagés", poursuit Francky Trichet. "L'idée, c'est que la vie privée et la confidentialité des recherches du personnel de l'université soit préservées. Et c'est aussi de participer au développement de ce moteur de recherche 100% français".

Des habitudes à changer

Reste ensuite à changer les habitudes. "On a tellement le réflexe Google qu'on sait que ce sera difficile au début. L'objectif n'est pas non plus d'empêcher notre personnel de l'utiliser. Mais on veut privilégier Qwant". Actuellement, 91% des recherches sur internet se font via Google.