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Éducation

L'université de Tours refuse d'appliquer la hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Le gouvernement souhaite augmenter les frais d'inscription à la rentrée prochaine pour les étudiants étrangers. Une mesure qui suscite beaucoup d'opposition dans les facultés. Le président de l'université de Tours annonce qu'il n'appliquera pas la mesure pour plusieurs raisons.

Le site des Tanneurs de l'Université de Tours
Le site des Tanneurs de l'Université de Tours © Radio France - Xavier Louvel

Tours, France

Lors de ses vœux aux personnels de l'Université de Tours ce jeudi matin à la Faculté des Tanneurs, le président Philippe Vendrix a annoncé qu'il n'appliquerait pas la hausse des frais d'inscriptions pour les étudiants étrangers extra-communautaires, une hausse prévue pour la rentrée prochaine. Cette mesure suscite une forte réaction dans les Universités, puisque huit d'entre elles ont déjà exprimé leur refus de l'appliquer. 

Philippe Vendrix, qui avait déjà signé un appel à refuser ces hausses en novembre dernier, estime comme beaucoup d'autres universités, qu'il a été pris de court, et que le Conseil d'Administration de l'Université de Tours ne se réunira pas avant plusieurs semaines. "Il est donc impossible d'examiner sereinement cette mesure", dit Philippe Vendrix, qui veut retrouver de la sérénité dans ce débat. Pour lui "pas question de remettre en cause l'autonomie des universités. Il estime que le ministère veut imposer un décret en passant en force, et que l'université souhaitait au préalable examiner et dialoguer sans contraintes, ni diktat."

On veut dialoguer sans contraintes et sans diktat" - Philippe Vendrix, le président de l'université de Tours.

Le gouvernement a annoncé en novembre qu'il allait augmenter les frais de scolarité dans les universités pour les jeunes venant de pays hors Union européenne. À partir de la rentrée 2019, ces étudiants devront s'acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat, contre 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat pour les jeunes Européens. 

En décembre, la conférence des présidents d'université (CPU) a aussi demandé au gouvernement de suspendre la mesure et de lancer une "concertation".  Le président de l'université de Tours, Philippe Vendrix, qui n'est pas opposé à une discussion, estime que "ces tarifs différenciés sont compliqués à mettre en place en raison de problèmes techniques. Il estime qu'il est très difficile de connaître aussi la situation financière exacte des étudiants et que le signal envoyé à la communauté internationale est très mauvais." 

L'Université de Tours, qui fêtera ses 50 ans en 2019, compte 28.000 étudiants 3.000 personnels. 

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