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La cité scolaire de Toucy refuse de perdre des heures d’enseignement

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Par , France Bleu Auxerre

Une centaine de personnes, élus, parents, enseignants et élèves, ont manifesté samedi en fin de matinée à Toucy, contre la réduction de la dotation globale horaire envisagée par le rectorat et l’inspection académique pour la cité scolaire Pierre Larousse, à la rentrée prochaine.

Des élèves , des parents et des enseignants se sont rassemblés dans le centre de Toucy pour protester contre la baisse de moyens envisagée pour la cité scolaire
Des élèves , des parents et des enseignants se sont rassemblés dans le centre de Toucy pour protester contre la baisse de moyens envisagée pour la cité scolaire © Radio France - Thierry Boulant

La Puisaye se mobilise pour défendre la cité scolaire Pierre Larousse à Toucy. L’équivalent de deux classes pour le lycée et pour le collège pourrait être supprimé à la rentrée prochaine en raison de la baisse de dotation horaire. Parents, élèves, enseignants et élus, une centaine de personnes en tout, ont manifesté leur opposition samedi midi dans le centre-ville.

L'égalité des chances en question

Avec des postes en moins, les effectifs par classe devraient grimper à 36 au lycée et "c’est fatalement moins de temps pour s'occuper des élèves" regrettent Lena 15 ans, élève en classe de seconde, « il parle d’égalité des chances, sauf que si on est 40 par classes, l’égalité sera ruinée, parce que les profs ne pourront jamais faire du cas par cas », explique l‘adolescente. 

On va dans le mur (Sandrine. Mère d'un collégien)

Dans le cortège, les parents d'élèves ont la même appréhension. Pour Sandrine, la mère d'un collégien de 12 ans, ces suppressions ne feraient qu'aggraver une situation qui n'est déjà pas brillante. « Moi, je crains qu’avec la dégradation des conditions d’enseignement pour les enfants, déjà compliquées, on aille dans le mur. Même si les parents et les enseignants font ce qu’ils peuvent. »

Des élus de droite comme de gauche se sont joints au cortège et ont pris la parole pour assurer les manifestants de leur soutien. - Radio France
Des élus de droite comme de gauche se sont joints au cortège et ont pris la parole pour assurer les manifestants de leur soutien. © Radio France - Thierry Boulant

Un calcul arithmétique simpliste

Beaucoup d'enseignants dénoncent, l'arithmétique simpliste qui veut qu'une baisse d'effectif se traduise par des heures d'enseignement en moins, sans tenir compte de la ruralité ou du niveau sociale des élèves. « Vraiment les élèves sont souvent issus d'un niveau social bas », analyse  Barbara Lambert, prof de français au collège Pierre Larousse, « ils ont besoin effectivement d’être entourés avec beaucoup plus d’attention ». 

Les élèves se demandent pourquoi ils sont sacrifiés (Une enseignante)

Ces gamins traduisent aussi cette baisse de moyen à leur façon : « Ils se demandent pourquoi ils sont sacrifiés » poursuit l’enseignante « un élève m’a répondu, que c’était normale parce qu’ici, à la campagne, on avait besoin que de paysans et de gens qui vont à l’usine et pas d’intellectuels »  raconte t’elle, « moi ça me fait mal au cœur d’entendre ça, quand on essaie de leur montrer qu’ils sont aussi capable que les autres de s’en sortir ».

Mardi une nouvelle manifestation est prévue : un blocage du lycée par les élèves. Par ailleurs, deux pétitions en ligne circulent. Une pour le collège et une autre pour le lycée. Elles totalisaient à elle deux samedi soir 1800 signatures.

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