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Éducation

La fac de médecine de Tours dit "non" au projet de Paces délocalisée à Orléans

lundi 9 avril 2018 à 5:36 Par François Guéroult, France Bleu Orléans

C'est non ! L'université de Tours refuse d'ouvrir une Paces délocalisée (première année commune des études de santé) à Orléans en arguant d'obstacles pédagogiques. Du coup, Orléans a entamé des négociations avec quatre facultés de médecine parisiennes.

Ce ne sera pas avec Tours, mais l'université d'Orléans ne renonce pas pour autant à l'idée d'accueillir une Paces délocalisée en septembre 2019
Ce ne sera pas avec Tours, mais l'université d'Orléans ne renonce pas pour autant à l'idée d'accueillir une Paces délocalisée en septembre 2019 © Radio France - François Guéroult

Orléans, Tours

La Paces, c'est la première année commune des études de santé, elle donne accès au cursus de médecine, mais aussi de sage-femme, de kiné, de pharmacien, etc. L'Université d'Orléans, soutenue par les élus locaux, voulait accueillir une Paces délocalisée, comme il en existe déjà une dizaine en France (au Mans, à Vichy, à Pau, à Angoulême...), dans l'espoir, notamment, de susciter des vocations face aux déserts médicaux. C'est aussi un enjeu majeur pour l'université d'Orléans : chaque année, 450 Loirétains partent à Tours pour la Paces, et malgré un taux d'échec de 75%, seulement une vingtaine d'entre eux reviennent ensuite poursuivre leurs études à Orléans, c'est donc une perte considérable. 

Des obstacles pédagogiques

L'université d'Orléans avait donc entamé une démarche auprès de la faculté de médecine de Tours : la réponse vient de tomber, et c'est non. "La réponse de nos collègues de Tours est claire et nette : ce n'est pas envisageable ! ", regrette Ary Bruand, le président de l'université d'Orléans. Raison invoquée : "d'ordre pédagogique, liée au mécanisme de tutorat installé autour des étudiants". Raison parfaitement valable, selon Katia Béguin, la Rectrice d'Orléans-Tours, pour qui on ne saurait créer "une sous-Paces" :

"Il faut éviter de créer une sous-Paces avec des étudiants moins bien accompagnés" - Katia Béguin

Discussions entamées avec 4 facs parisiennes

Un argument qu'a du mal entendre Ary Bruand : "Quand on regarde ce qu'il se passe sur d'autres sites en France où existent des dispositifs de Paces délocalisées, on est dans des environnement pédagogiques du même type que celui mis en place à Tours. Donc j'ai quelque difficulté à comprendre que ce qui est possible ailleurs ne le serait pas à Orléans." Du coup, Ary Bruand a entamé des négociations avec quatre universités parisiennes, dont Paris-XI et Paris-XIII : "L'enjeu est trop important pour qu'on n'essaie pas d'autres solutions, j'ai contacté quatre facultés présentes en Ile-de-France, on est dans la phase des discussions internes, on va avancer, l'objectif reste d'aboutir pour septembre 2019." Interview complète d'Ary Bruand à écouter ci-dessous :

"C'est un enjeu trop important pour l'Université d'Orléans" - Ary Bruand

Cette perspective de voir l'Université d'Orléans travailler ainsi avec une fac de médecine parisienne est très mal perçue par Stéphanie Rist, député LREM du Loiret, et qui s'était investie dans le projet avec Tours. "Cela ne semble pas logique, car notre centre hospitalier universitaire c'est Tours ; même pour nos étudiants, je ne vois pas l'intérêt. Il faut continuer à discuter avec Tours", conclut Stéphanie Rist. Réaction disponible ici :

"C'est compliqué, mais il faut poursuivre les discussions avec Tours" - Stéphanie Rist