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Éducation

La justice rejette le partenariat public-privé pour rénover les écoles marseillaises

mardi 12 février 2019 à 19:00 - Mis à jour le mardi 12 février 2019 à 13:35 Par Louise Thomann, France Bleu Provence et France Bleu

Le tribunal administratif de Marseille a rejeté ce mardi le projet de partenariat public-privé porté par la mairie de Marseille. Le plan prévoyait de rénover 34 écoles, pour un coût supérieur à un milliard d'euros. L'opposition salue cette décision.

A la sortie du tribunal, les opposants au projet saluent leur victoire.
A la sortie du tribunal, les opposants au projet saluent leur victoire. © Maxppp - Valérie Vrel

Marseille, France

Ça faisait un an et demi que le dossier faisait polémique. On est en octobre 2017 quand la maire de Jean-Claude Gaudin adopte le "Plan École Avenir", pour construire ou reconstruire 34 écoles sur les 444 que compte la ville, en passant par un partenariat public-privé. Mercredi 12 février, le tribunal administratif de Marseille tranche et annule le projet. Il suit la demande de la rapporteure, qui estimait qu'il est "difficile de conclure que le recours au PPP présente un bilan plus favorable que le recours à une maîtrise d'ouvrage publique."

Un projet à un milliard d'euros

Le concept du PPP est simple : l'État confie la construction et l'entretien du bâtiment à une entreprise privée, en échange d'un loyer. Ce système a déjà été utilisé, par exemple pour bâtir le Mucem à Marseille. Pour le Plan École Avenir, la mairie s'engageait à payer pendant 25 ans, pour un total d'un milliard et quarante-deux million d'euros.

Une "victoire historique" pour l'opposition

L'opposition, municipale et citoyenne, salue une "victoire historique" et propose un plan B : rénover les écoles inclues dans le plan PPP, mais en passant cette fois par une maîtrise d'ouvrage publique. Il s'agit d'une procédure plus traditionnelle pour ce genre de chantier, et surtout moins coûteuse : 700 millions d'euros, au lieu du milliard que devait coûter le PPP. 

Prochaine étape : le conseil municipal

La suite devrait se jouer lors du prochain conseil municipal, le 1er avril.  Forts d'une pétition qui a recueilli plus de 11.000 signatures en ligne, les opposants au PPP demandent un audit de toutes les écoles de Marseille. Il veulent faire un bilan de l'état des infrastructures puis rapidement lancer les travaux là où c'est le plus urgent. Le collectif "Marseille contre les PPP" avance que, si cet audit était mis en place maintenant, les chantiers les plus pressants pourraient être achevés d'ici deux ans.

Mais cet audit pourrait être retardé, la mairie de Marseille ayant annoncé son intention de faire appel de la décision du tribunal administratif.