Éducation

La plupart des communes des Pyrénées-Orientales suppriment l'école le mercredi matin

Par Simon Colboc, France Bleu Roussillon mercredi 28 juin 2017 à 11:12

En septembre, la plupart des enfants des Pyrénées-Orientales resteront chez eux le mercredi
En septembre, la plupart des enfants des Pyrénées-Orientales resteront chez eux le mercredi © Maxppp -

Les principales communes des Pyrénées-Orientales ont décidé de revenir à la semaine de quatre jours dès septembre. D'autres se donnent un an de réflexion. Retrouvez la liste ci-dessous.

Dès septembre, la plupart des enfants des Pyrénées-Orientales devraient pouvoir faire la grasse matinée le mercredi. Le gouvernement laisse le choix aux communes sur l'organisation les rythmes scolaires à la rentrée 2017 et dans le département, la majorité des communes saisissent la balle au bond. Le décret d'application a été publié ce mercredi.

Les communes qui suppriment l'école le mercredi matin et repassent à la semaine de 4 jours dès septembre :

  • Cabestany
  • Bompas
  • Céret
  • L'ensemble des communes du Capcir et du Haut-Conflent
  • Le Soler
  • Perpignan
  • Pia
  • Pollestres
  • Ponteilla
  • Prades
  • Saint-Cyprien (le conseil municipal doit voter en ce sens ce vendredi)
  • Saint-Laurent de la Salanque
  • Sainte-Marie
  • Villeneuve-de-la Raho
  • Saint-Nazaire (mais les nouveaux horaires restent à définir)
  • Espira de l'Agly
  • Estagel
  • Le RPI Saillagouse - LLo- Sainte Léocadie
  • Le RPI Err-Estavar

Ces communes expliquent que la demande émane des parents et des enseignants. Certains élus reconnaissent que le retour de la semaine leur permettra de réaliser des économies. La maire (LR) de Villeneuve-de-la-Raho Jacqueline Irless explique que les activités périscolaires coûtaient 60.000 euros à la commune.

Les communes qui maintiennent l'école le mercredi matin en septembre 2017 :

  • Canet-en-Roussillon
  • Corneilla-del-Vercol
  • Rivesaltes
  • Saleilles
  • St-Paul de Fenouillet
  • Llupia (la commune a prévu d'attendre septembre 2018 pour repasser à 4 jours)

Les élus expliquent vouloir prendre "le temps de la réflexion" et se donnent un an avant d'éventuellement changer les rythmes scolaires. Plusieurs maires affirment aussi avoir déjà signé des contrats avec des associations pour assurer les activités périscolaires l'an prochain. Le maire de Corneilla-del-Vercol, Jean Amouroux, lui, maintient ces rythmes scolaires "par conviction et après concertation avec les parents et enseignants de la maternelle".

Les communes qui réfléchissent encore

  • Alenya
  • Saint-Hippolyte (le conseil d'école primaire s'est déclaré favorable au retour de la semaine de 4 jours, la mairie attend maintenant le conseil d'école de la maternelle le 3 juillet. En cas de nouvel avis favorable, la commune reviendra à la semaine de 4 jours dès septembre)
  • Thuir et l'ensemble de la communauté de communes des Aspres (la décision sera prise au niveau communautaire)
  • Saint-Estève (le maire s'engage à respecter la décision des conseils d'école qui doivent se dérouler dans les prochains jours)
  • Argelès, Le Boulou, Port-Vendres et les 12 autres communes de la communauté de commune des Albères et de la Côte Vermeille (son président Pierre Aylagas plaide pour le maintien de la semaine de 4 jours et demi mais attend d'en discuter avec les maires)
  • Bourg-Madame
  • Elne
  • Toulouges (d'après la mairie, 70 % des parents sont favorables à la semaine de 4 jours, les enseignants aussi mais les élus pourraient attendre septembre 2018 pour des questions d'organisation. Décision prévue le 6 juillet)
  • Ille-sur Têt, Millas et l'ensemble des communes de la communauté de communes Roussillon-Conflent (son président Robert Olive compte demander aux maires de patienter un an avant de revenir la semaine de 4 jours. Des contrats ont été signés par la communauté de commune).
  • Le Barcarès
  • Théza
  • Canohès (une consultation est en cours)
  • Salses-le-Château (même si le maire semble plutôt favorable à la semaine de 4 jours)
  • Tautavel (là aussi le maire semble plutôt favorable à la semaine de 4 jours)
  • Torreilles (décision ce jeudi lors du conseil municipal et le bilan des études lancées par la ville)
  • Claira (Joseph Puig le maire se dit favorable à la semaine de 4 jours mais ne veut rien imposer aux parents et enseignants)