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Éducation

La police déloge les étudiants qui tentaient de bloquer les examens à la faculté de Nancy

jeudi 3 mai 2018 à 19:15 Par Rachel Noël et Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine

Les forces de l'ordre sont intervenues jeudi après-midi sur le campus de Lettres et Sciences humaines à Nancy. Une quarantaine de policiers ont délogés les étudiants qui tentaient de bloquer l’accès un amphithéâtre où devaient avoir lieu des examens. Six étudiants ont été interpellés.

Des examens encadrés par des policiers armés de boucliers et d'un flashball sur le campus de la fac de Lettres.
Des examens encadrés par des policiers armés de boucliers et d'un flashball sur le campus de la fac de Lettres. © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

La journée a été mouvementée pour les étudiants qui entamaient leurs examens. En début d'après-midi, une quarantaine de policiers sont entrés dans le campus pour déloger des étudiants qui avaient bloqué l'accès à un amphithéâtre. Il y a eu cinq interpellations.

Une première occupation durant les examens

Une quarantaine d'étudiants opposés à la loi Orientation et réussite des étudiants (Ore) ont bloqué un amphithéâtre où devait se dérouler un partiel d’anglais et ont envahi la salle des profs, jeudi en début d’après-midi. C’est la première fois que les étudiants empêchent la tenue des examens.

Un blocage qui n’était pas forcément du goût des étudiants qui étaient convoqué pour passer un examen d’anglais.

Bousculade et évacuation musclée

Les forces de l’ordre  sont intervenues vers 14h45 pour évacuer les lieux et assurer l’accès aux salles d’examen. Dans un communiqué, le préfet les qualifie de «minorité d’extrémistes qui a tenté de perturber la bonne tenue des examens» et «condamne avec la plus grande fermeté la violence exercée par une minorité».

Le face à face a été musclé, mais les bloqueurs ont finalement été délogés par les fonctionnaires de la direction départementale de la sécurité publique.

Six étudiants ont été interpellés pour dégradation et rebellions. Après 24 heures, la garde-à-vue des étudiants  a été prolongée.  Ils devraient être présentés samedi à un magistrat du parquet de Nancy.

L'Unef Lorraine, dont des militants ont participé au blocage des examens, dénonce le «recours à la force, à la répression», pour le syndicat étudiant le «président de l’Université de Lorraine tente, dans la continuité de la ligne politique gouvernementale actuelle, de faire taire la contestation étudiante face à la loi ORE».

Méthodes autoritaires

Et quatre syndicats d’enseignants de l’Université de Lorraine (CGT, SNESUP, FO, Sud Education) dénoncent un «climat de répression démesurée» et appellent le président de l’université à «renoncer à ces méthodes autoritaires en cessant de faire intervenir les forces de l’ordre au sein d’un site universitaire».

La faculté est sous bonne garde depuis plus d'une semaine après son évacuation. Des vigiles sont présents nuit et jour. 

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