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La question du décrochage scolaire après le confinement et pendant la phase 2 du déconfinement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Vaucluse

La semaine dernière, 1,8 millions d’écoliers avaient retrouvé le chemin de l’école et 90% des écoles étaient ouvertes. Mais beaucoup d'élèves ne sont pas revenus. Des parents souhaitant toujours poursuivre les cours à distance tandis que dans les collèges et lycées la rentrée est très progressive.

Un retour à l'école sous conditions qui reste encore progressif
Un retour à l'école sous conditions qui reste encore progressif © Maxppp - Alexandre MARCHI

En Vaucluse par exemple, les collégiens de 4e et 3e occupent les classes par roulement (pas plus de 15 par classe). La question des remises à niveau se pose désormais de façon crucial et le ministère de l'Éducation Nationale ne cache pas la perspective d'une rentrée difficile en septembre pour rééquilibrer les filières.

Du coté des parents d'élèves, c'est aussi l'inquiétude, comme en témoigne le président de la FCPE 84, Samir Allel : "Je pense même dans certains établissements à des gamins qui ne retourneront pas à l'école, notamment dans des établissements techniques. Malgré le volontarisme du corps enseignant, du monde éducatif, il n'en demeure pas moins qu'aujourd'hui, se pose un véritable problème pour les acquis que n'auront pas eu les jeunes à la rentrée scolaire."

Des inégalités sociales face au suivi des cours pendant et après confinement

Quel a été le degré de décrochage de certains élèves dans notre département et ailleurs ? L'association vauclusienne Égal Accès qui lutte justement contre le décrochage scolaire et avait mis en place un numéro vert durant le confinement vient de terminer un sondage sur la question. 1.087 familles ont été interrogées en France.

D'un côté avec des revenus inférieurs à 16.000 euros annuels et de l'autre supérieurs à 30.000. Le constat avec le président d'Egal Accès Bernard Jambon est sans appel : "Il y a un taux d'équipement qui est complètement inégal au niveau des ordinateurs, des tablettes et des imprimantes, mais à peu prés équivalent au niveau des smartphones.

Conséquence de cela, c'est que pour suivre leurs cours et faire leurs devoirs les collégiens et lycéens de familles à revenus faibles parfois et le plus souvent utilisent des smartphones, ce qui n'est pas l'idéal, plutôt que des ordinateurs".

Beaucoup d'élèves n'ayant pas regagné leurs établissements continuent le travail à distance et ce sont pour une majorité des élèves de milieux modestes.

Le rectorat a mobilisé les équipes pour le suivi des élèves et la lutte contre le décrochage 

De nombreux élèves ne réintégreront pas leurs établissements d'ici l'été. C'est le cas dans le Vaucluse, comme dans toute l'académie d'Aix-Marseille où la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire met les bouchées doubles en mobilisant une part importante des personnels surtout dans les collèges et lycées pour entrer en contact avec familles et élèves en question.

Des prises de contact quotidiennes qui sont le prolongement du suivi effectué par cette Mission et les établissements scolaires durant la période de confinement. Désormais, le souci est de recenser les élèves qui ne répondent pas à ces sollicitations et qui risquent de décrocher peut-être définitivement. 

Patricia Pédinielli  la coordinatrice de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS) explique que certains élèves ont pratiquement disparu : "Nous nous rendons compte qu'il existe des familles ou des élèves qui ne nous répondent que très peu. Sur le Vaucluse, entre les collèges et les lycées nous suivons plus particulièrement à peu près un millier d'élèves et nous allons les rappeler pour leur proposer des rencontres, leur demander s'ils ont prévu de revenir dans leur collège ou lycée et pourquoi ils ne reviendraient pas. On va essayer de leur redonner confiance, de leur expliquer qu'on va les aider. 

Et pour ceux qui ne nous répondent vraiment pas, là on va travailleur avec des partenaires : les maisons de quartiers, les missions locales, les points d'accueil jeunes, des associations de quartiers pour savoir où ils sont. Après, pendant les vacances, on va mobiliser des compétences pour des sessions autour du retour à un rythme régulier, l'organisation du travail scolaire. on ne va pas forcément faire de la remise à niveau, ce sont les enseignants qui nous compléteront dans ce sens".

La période des grandes vacances pour contribuer à une remise à niveau ludique

Le ministère de l'Éducation Nationale vient d'annoncer le déblocage de 200 millions d'euros pour financer le dispositif "vacances apprenantes", qui doit permettre à "un million" d'élèves de rattraper pendant l'été le retard accumulé depuis le début du confinement. 

L’Éducation Nationale table sur l'ouverture estivale de 2.500 établissements scolaires, de la primaire au lycée, dans les villes et les territoires ruraux, pour des activités de soutien scolaire auprès de 400.000 élèves. Une opération "Ecoles ouvertes" sera également mise en place à la campagne ou en zone littorale, à la découverte de la nature et du patrimoine local, ou sous forme de mini-camps sous tente.

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