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Éducation

La rectrice de Limoges se défend de privilégier les écoles des villes à celles des champs

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Par , France Bleu Limousin

Les taux d'encadrement des élèves sont meilleurs en zone rurale, rappelle Christine Gavini-Chevet. La rectrice de l'académie de Limoges expliquait en ce lundi de rentrée, sur France Bleu Limousin, comment le dédoublement des classes a été possible en zone prioritaire, sans nuire aux autres écoles.

Christine Gavini-Chevet était l'invitée de France Bleu Limousin à 8h15
Christine Gavini-Chevet était l'invitée de France Bleu Limousin à 8h15 © Radio France - Françoise Pain

Limoges, France

Dédoublement des CP et CE1, menaces sur les écoles rurales, et fusion des académies... La rectrice de Limoges a répondu aux questions de Françoise Pain sur plusieurs sujets de rentrée, à 8h15, sur France Bleu Limousin. 

"C'est une mesure de justice sociale", explique Christine Gavini-Chevet, à propos du dédoublement des classes de CP et de CE1 en zone prioritaire, "et contrairement à ce qui se dit parfois, les moyens ne sont pas pris au milieu rural". Christine Gavini-Chevet rappelle le déblocage de 3.800 postes d'enseignants au niveau national pour cela, et 11 pour l'académie de Limoges. Et s'appuie sur les taux d'encadrement : 22,5 en zone urbaine, 20 en zone rurale. 

L'exemple d'une école menacée en Corrèze

Reste des cas douloureux dans de petits villages, comme Montceaux-sur-Dordogne, où les parents craignaient ce lundi matin la confirmation de la fermeture d'une des deux classes, pour un élève manquant seulement. Et la crainte d'aller vers une fermeture de l'école à terme. Au final, la classe a été sauvée à la dernière minute par une inscription tardive.

Mais la règle comptable est-elle appliquée trop rudement ? "Non", répond Anne Gavini-Chevet, "sinon on perdrait plus de 50 classes, puisqu'on a 906 élèves en moins dans le 1er degré !". Au contraire, affirme la rectrice, "il y a un effort fait principalement en zone rurale, et on évite toujours de fermer des écoles". Pour sauvegarder les écoles, la rectrice défend les conventions de ruralité, pour qu'il y ait des regroupements. La Haute-Vienne vient de signer une convention,  souligne-t-elle, "et le gouvernement lui donne 5 postes pour accompagner cette politique".  

La mort de l'Académie ? 

Concernant le problème des fusions d'académie, Christine Gavini-Chevet prend acte de la disparition de son propre poste ! "En 2020,  il y aura 13 académies calquées sur les grandes régions". Cela dit, précise-t-elle aussitôt, le territoire sera toujours pris en compte, mais plutôt au niveau départemental, avec sans doute un pouvoir plus fort pour les directeurs d'académie. 

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