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Éducation

La réforme de l'enseignement supérieur appréciée à l'université d'Avignon

lundi 30 octobre 2017 à 19:12 Par Kevin Dufreche, France Bleu Vaucluse

Lors de la présentation du "plan étudiant", le Premier ministre a annoncé la fin du tirage au sort, et une réforme en profondeur de l'admission post-bac qui offrira un meilleur accompagnement personnalisé à l'entrée à la fac. Des décisions saluées par le président de l'université d'Avignon.

Pour le président de l'université d'Avignon, cette réforme était nécessaire, et profitera aux 7500 étudiants de la ville
Pour le président de l'université d'Avignon, cette réforme était nécessaire, et profitera aux 7500 étudiants de la ville © Radio France -

Avignon, France

"Il était temps d'arrêter avec un certain cynisme et une hypocrisie", les mots de Philippe Ellerkamp, le président de l'université d'Avignon et des pays de Vaucluse, sont forts. Pour lui, c'est clair : "tous les bacheliers sortants ne sont pas prêts pour faire face à toutes les formations. Si on veut leur éviter des risques d'échec très forts, on doit conditionner leur entrée à l'université à leurs motivations, leur préparation, leurs antécédents".

"Oui si", plutôt que "non"

Mais il ne faut pas s'y tromper, la sélection à l'université, ce n'est pas d'actualité. Non, les universités ne pourront pas dire "non" à l'entrée d'un étudiant, mais elle pourront dire "oui, si", comme l'a dit le Premier ministre. Ce "oui, si", concerne certains bacheliers, considérés comme pas encore tout à fait armés pour rejoindre telle ou telle formation dans le supérieur. On leur dira donc "oui, si" ils suivent un parcours adapté de remise à niveau. ça peut par exemple concerner un bachelier littéraire qui souhaiterait entrer en médecine.

Philippe Ellerkamp, président de l'université d'Avignon : "Conseiller au mieux sur des parcours de réussite"

Mais Philipper Ellerkamp n'est pas dupe. "Cette réforme va être lourde à porter pour l'université", explique-t-il. Oui il va falloir organiser ces mises à niveau, et l'accompagnement personnalisé. Même si à Avignon, on a pas un peu d'avance sur ces questions, puisque le tutorat, ou l'accès gratuit à la culture, des choses mises en avant dans le plan étudiant, existent déjà.

Désengorger les filières surchargées

Pour le président de l'université, une meilleure appréhension par les futurs étudiants de ce qu'est telle ou telle filière. La filière STAPS, qui mène aux métiers du sport, est à Avignon comme ailleurs très demandée. "Ce que l'on sait pas, c'est qu'en STAPS, il ne suffit pas d'être bon dans tel ou tel sport. Il y a de la physiologie humaine, de la psychologie du sport, de l'histoire du sport, de l'économie du sport", argumente-t-il, en précisant qu'une meilleure explication au moment de l'orientation, et les mises à niveau, permettront une meilleure réussite, et surtout de "réduire la pression" dans ces filières.

Philippe Ellerkamp, président de l'université d'Avignon : "Réduire la pression"