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Éducation DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

La réforme post-bac vu du nord Franche-Comté

mardi 21 novembre 2017 à 18:58 Par Wassila Guittoune, France Bleu Belfort-Montbéliard

Alors que le projet de loi sur la réforme de l'entrée à l'université est présenté mercredi matin en Conseil des ministres, le directeur de l'UFR STGI, qui rassemble environ 1200 étudiants sur les sites de Belfort et Montbéliard, salue les mesures.

Environ 5000 élèves de l'académie de Besançon ont fait une demande d'entrée à l'université en 2017
Environ 5000 élèves de l'académie de Besançon ont fait une demande d'entrée à l'université en 2017 © Maxppp - Luc Nobout

Belfort, France

Le gouvernement avait déjà présenté les grandes lignes du projet fin octobre : le tirage au sort n'aura plus lieu, on parle désormais d'"orientation" et de "prérequis", d'"attendus de réussite". L'idée étant de mieux travailler en amont le projet des lycéens : plus le projet est motivé et solide, et plus il y a de chances que leur dossier se retrouve en haut de la pile lors des demandes d'admission en université. Pour cela, l'élève sera accompagné : seront mises en place dans les établissements du secondaire deux semaines de l'orientation. Les enseignants au lycée auront à donner leur avis sur le projet des élèves. Il y aura d'ailleurs désormais 2 professeurs principaux pour accompagner individuellement chaque élève. La priorité sera donnée aux profils les plus en adéquation avec la formation demandée

Le syndicat étudiant UNEF opposé à la réforme

Pour Colin Jude, représentant du syndicat UNEF en Alsace et en Bourgogne Franche Comté, la réforme est une forme de sélection déguisée : "Cela nous parait tout aussi arbitraire que le tirage au sort pratiqué jusqu'ici. Maintenant on va décréter en fonction du parcours du jeune, de ce qu'il a choisi comme filière à 15 ans, qu'il doit aller vers tel formation sans respecter les demandes des jeunes. Or on a des jeunes qui ont fait des choix quand ils avaient 15 ans, des choix qui ne sont pas forcément les leurs car leurs parents ou les enseignants les ont poussé vers tel ou tel filière". Selon l'étudiant à l'université de Strasbourg : "Si à la rentrée prochaine, vous sortez de bac professionnel, que vous êtes motivé, travailleur, que vous avez bossé le droit pendant les grandes vacances, on vous interdira l'accès en droit parce que vous avez fait un bac pro".

Le mot "sélection" tabou

"On n'est pas en train de dire qu'on sélectionne, on est en train de dire qu'on est en train d'orienter, et d'orienter du mieux possible" souligne Olivier Jouffroy, directeur de l'UFR STGI (Sciences, Techniques et Gestion de l'Industrie), qui rassemble environ 1 200 étudiants sur les sites de Montbéliard et de Belfort. Selon l'enseignant, ce n'est pas "un beau cadeau à faire à quelqu'un que de lui permettre l'accès à une formation, de constater quelques semaines après qu'il est en échec, qu'il en souffre. Ce n'est pas une chance. (....) On ne recommence pas tout à zéro une fois arrivé à l'Université, il faut avoir des compétences : même dans des filières comme le droit, il faut être compétent dans la langue française, en histoire, et cela il faut le dire aux élèves".

Environ 5000 élèves de l'académie de Besançon ont fait une demande d'entrée à l'université en 2017. 23 d'entre eux se sont retrouvés sans formation à la rentrée, mais tous ont pu trouver une solution précise l'Académie de Besançon.