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La région Bourgogne-Franche-Comté s’inquiète de la réforme de l’apprentissage

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Par , France Bleu Bourgogne
Bourgogne Franche-Comté, France

La réforme de l'apprentissage ne passe pas auprès des régions. Elles se sont retirées jeudi des discussions avec les syndicats et le patronat, en accusant le gouvernement de vouloir privatiser le secteur. La présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté fait part de ses réticences.

En Bourgogne-Franche-Comté, 400 métiers sont enseignés dans 53 centres de formation des apprentis
En Bourgogne-Franche-Comté, 400 métiers sont enseignés dans 53 centres de formation des apprentis © Maxppp - Jean-Frédéric Surdey

L'Etat envisage de retirer aux régions la gestion de l'apprentissage pour la transférer aux branches professionnelles. Ce n'est pas du goût de la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, même si elle reconnaît les faiblesses de ce type de formation : « ce qui ne marche pas, c’est qu’effectivement on devrait avoir deux fois plus d’apprentis qu’on en a, on devrait avoir des sections pleines, or on en a plein qui sont vacantes ».

L'apprentissage souffre toujours d'une mauvaise image

Mais si l'apprentissage va mal, ce n'est pas parce que les régions ne savent pas s'y prendre : « c’est culturel, c’est pour ça que c’est très compliqué à faire bouger. L’apprentissage n’est pas reconnu à sa juste valeur dans notre pays. Il est encore considéré comme une voie par défaut, et souvent c’est presque une contrainte, une punition. »

Marie-Guite Dufay défend le mode de gestion de l'apprentissage par la région, en fonction des territoires, la région élaborant tous les ans une carte des formations après consultation des branches. « Une carte des formations territoire par territoire, en ayant le souci de la proximité, pour que l’apprentissage se développe partout. On a aussi le souci qu’il se développe pour les formations les plus basses, de niveau 4 et 5. »

Un équilibre menacé ?

On trouve en France deux systèmes, via l’apprentissage ou les lycées professionnels, lesquels ont d’ailleurs la possibilité de développer de l’apprentissage. Il existe un CFA académique et des lycées qui ont des CFA. Il importe donc d’assurer un équilibre entre eux. Et c’est ce à quoi veille la région qui représente la puissance publique. « Si demain l’intégralité de l’apprentissage est confiée aux branches professionnelles, nous sommes tous très inquiets sur le fait de savoir qui va assurer cette régulation, aujourd’hui opérée en fonction des territoires et avec les lycées professionnels. Ce ne sera pas du tout le souci des branches. » 

Pour éviter un apprentissage à plusieurs vitesses en fonction des branches professionnelles qui en auraient la charge, ce qui inquiétait beaucoup les CFA , le gouvernement aurait évoqué un fonds de péréquation. En Bourgogne-Franche-Comté, l'apprentissage concerne 18680 jeunes dans 53 centres de formation des apprentis. Pour dynamiser la formation en alternance, la région et le rectorat ont préparé un projet, consistant à faire en sorte que les lycéens de bac pro fassent systématiquement leur dernière année en apprentissage. Ce projet, dont la mise en œuvre était souhaitée l'an prochain, risque avec la réforme de ne jamais voir le jour.

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