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Éducation

Rentrée dans la sérénité cette année au lycée de Gondecourt

vendredi 31 août 2018 à 15:09 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

Les vacances sont bel et bien finies ! Ce vendredi 31 août 2018, les professeurs faisaient leur rentrée, avant les élèves, lundi. A Gondecourt, les équipes ont pris connaissance de leurs emplois du temps, qui avaient été à l'origine du report de la rentrée l'an dernier. Cette année, "tout est prêt".

Le proviseur Christophe Courdent accueille le personnel dans la salle polyvalente
Le proviseur Christophe Courdent accueille le personnel dans la salle polyvalente © Radio France - Cécile Bidault

Gondecourt, France

La rentrée des classes, c'est lundi pour la majorité des 820 000 élèves du-Nord-Pas-de-Calais. Les 60 000 professeurs, eux, ont effectué leur pré rentrée ce vendredi. Ils ont pu reprendre leurs marques, retrouver leurs classes, prendre connaissance de leurs emplois du temps.

Au lycée Marguerite-de-Flandre, à Gondecourt, au Sud-Ouest de Lille, cette rentrée a un relief particulier, pour les 160 personnes qui y travaillent, dont une centaine d'enseignants. L'an dernier, c'était le chaos, La rentrée s'est faite dix jours après le jour J, le 13 septembre.

Casse-tête informatique

Ce très gros établissement, qui compte 1300 élèves et de multiples options, s'est retrouvé dans l'impossibilité de fournir des emplois du temps en temps et en heure, car les combinaisons possibles étaient trop nombreuses. L'informatique était impuissant à trouver une solution. Un couac qui ne devrait pas se reproduire cette année, assurent le nouveau proviseur et son équipe.

Ce vendredi 31 août, le proviseur Christophe Courdent, nommé l'an dernier juste après la crise, accueille donc le personnel avec sourire et sérénité, dans la salle polyvalente : "j'ouvre cette pré rentrée avec beaucoup de plaisir, beaucoup d'émotion, car c'est ma première rentrée ici".

On a eu nos emplois du temps !

Entre café et croissants, ce sont les retrouvailles, et les nouveaux tentent de trouver leurs repères, comme Sandrine Cambier, professeure de mathématiques en collège pendant dix-huit ans, qui intègre cette année l'équipe du lycée de Gondecourt : "j'arrive assez excitée par la nouveauté, avec un peu de trac, forcément. Mais ça démarre bien, tranquille, avec petit-déjeuner, on fait connaissance avec tout le monde. On a eu nos emplois du temps, donc ça va".

Les emplois du temps ont en effet été envoyés aux profs la veille de la pré rentrée : pour éviter le psychodrame de l'an dernier, les équipes ont travaillé d'arrache pied, avant et pendant les vacances. Au départ, les logiciels informatiques proposaient une solution où 70 heures de cours n'avaient pu être placées.  Il a fallu faire des tests à la main, ça a été la tâche, notamment, du proviseur adjoint, Vincent Bonnefille : "il n'y a pas de baguette magique, il y a un travail préparatoire, puis un travail pendant tout l'été. Toutes les cases sont remplies, comme cela doit se faire dans tous les lycées de France et de Navarre".

Une impression de plus grande sérénité

Le nombre d'options, qui était une partie du problème, n'a pas été réduit, mais les élèves ont été priés de ne plus les multiplier à l'infini. Les heures de cours le samedi ont également été revues à la hausse. Cela suffit-il à tourner la page ? Jean-Marie Bultel, professeur d'anglais depuis 25 ans, répond : "pour moi, personnellement, c'est derrière. Ensuite, pour certains collègues, il y a encore des craintes. Mais c'est une impression de plus grande sérénité".

Reportage au lycée Marguerite de Flandre de Gondecourt

Le lycée Marguerite-de-Flandre attend ses 1314 élèves - Aucun(e)
Le lycée Marguerite-de-Flandre attend ses 1314 élèves - Vincent Bonnefille (photo fournie par le lycée)

La réforme du bac, une "révolution"

Dans ce lycée comme dans tous les autres, on est déjà tourné vers la réforme du baccalauréat. Les élèves qui entrent cette année en seconde seront ceux qui expérimenteront le nouveau bac, avec contrôle continu, grand oral, et surtout la disparition des filières, L, S, ES, au profit d'un choix de spécialités que l'élève pourra panacher.

Christophe Courdent, proviseur de Marguerite-de-Flandre, n'hésite pas à parler de "révolution. Je l'attends vraiment par rapport à la revalorisation des différentes filières. J'étais un peu embêté, parce que certains choisissaient des filières scientifiques au détriment des filières littéraires, pensant qu'ils auraient plus de chance d'avoir un avenir prometteur. Or, je crois vraiment aux intelligences multiples. On peut être un très bon scientifique et un très bon manuel ! Je suis content qu'on puisse mixer les différentes filières".

Christophe Courdent, proviseur du lycée Marguerite-de-Flandre