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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement au Pays basque : la rentrée scolaire, un "vrai casse-tête"

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Par , France Bleu Pays Basque

"La majorité des écoles rouvrira partout sur le territoire le 11 mai" a affirmé le ministre de l'Education Nationale, avec un maximum de 15 enfants par classe. Le protocole sanitaire, très stricte, est impossible à appliquer à 100% selon certaines directions d'établissements du Pays basque.

Après le confinement, les devoirs à la maison, la rentrée scolaire.
Après le confinement, les devoirs à la maison, la rentrée scolaire. © Radio France - Muriel Vitel

Cette “rentrée” n’en sera pas vraiment une, si ce n’est un “vrai casse-tête” pour bons nombres d’élus, de directeurs d’établissement, d’enseignants, qui estiment qu'il y a “encore trop d’incertitudes” pour communiquer l’organisation précise de cette rentrée. C'est le cas notamment au groupe scolaire privé Saint-Amand à Bayonne, qui malgré tout, s’organise car l’horloge tourne.   

A commencer par le protocole sanitaire “inadapté” avouent les maîtresses de maternelle. “Malgré un groupe restreint, impossible de faire respecter les gestes barrières.” Certains petits ayant peur aussi de voir le personnel masqué. “C'est du vécu”, souffle une maîtresse.

Sondage auprès des familles

Et puis il y a le primaire. Là, l’établissement a choisi de commencer par un sondage. Proposé aux familles afin de connaître le nombre d’enfants susceptibles de revenir à l’école.  

En fonction, se fera l’organisation. Décloisonner ou non les classes. Si le quota dépasse les 15 enfants, l’enseignement pourrait se faire une semaine groupe A, une semaine groupe B. Charge aussi aux enseignants qui vont devoir s’organiser pour continuer la classe à distance pour ceux qui auront choisi de rester à la maison.  

En attendant, c'est presque du travail de haute couture, il faut mesurer les classes… Les enfants qui vont reprendre le chemin de l’école pourraient se voir attribuer des places définitives et à bonne distance - le mètre réglementaire - jusqu'à la fin de l’école fin juin.  

Pas de garderie, pas d'études, car il faudra tout désinfecter après la classe. La classe, où la maîtresse fera les corrections au tableau et sans toucher les cahiers.  

La "récré" n’en sera plus vraiment une, on ne se passe pas le ballon. Quid aussi de la cantine, préférer le pique-nique au plat chaud ? Ou vice-versa... là encore c'est à l'étude au sein de l’établissement privé.  

La direction de l’établissement Saint-Amand qui doit tenir ce lundi 4 mai une visioconférence, pour réfléchir aux modalités d’ouverture de l’école, avec les enseignants et les membres de l’APEL (l’Association des Parents d Elèves de l’Ecole Libre) qui doivent être associés, comme le rappelle encore  la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Elèves dans l’enseignement public) au processus de déconfinement et au protocole sanitaire, l’occasion aussi de faire remonter toutes les interrogations des parents. Nombreuses.

"Je suis très dubitatif…" explique Guillaume Fantou, papa de Sophie, 11 ans en classe de CM2 à l’école Saint-Amand de Bayonne, "faire tout ça alors que l’enseignement à distance a très bien fonctionné et puis il ne reste pas beaucoup de jours de classe jusque fin juin..." "Je suis aussi un papa de 62 ans, ma femme a 54 ans et malgré toutes les protections que le personnel et l’encadrement pourront apporter, j’ai peur que Sophie, malgré elle, ramène le virus à la maison et puis je ne vois pas comment un enfant peut porter un masque durant des heures. Je ne comprends pas l’intérêt qu’a ce gouvernement à pousser les enfants à retourner à l’école si ce n’est que de faire travailler les parents !"

Plus de salaires

Des parents, qui pour certains n’ont plus de salaires depuis deux mois. C’est le cas d’un couple de biarrots, professions libérales, ils continuent de payer leurs salariés, leurs charges, les emprunts. Leur enfant en classe de CM2 va reprendre le chemin de l’école ce mardi 12 mai. "Il est important, précise le papa, que les enfants retournent à l’école. Pour eux, pour leur sociabilité et pour leur apprentissage même si l'on essaie de faire le maximum, nous ne sommes pas des instituteurs. C’est bien qu’ils reprennent." Et le papa de préciser que "les enfants sont très peu transmetteurs du virus".  

Des propos que ne partage pas, Isabelle Delanoë vice présidente de la FCPE 64, elle représente les écoles publiques. Pour la FCPE "cela nous semble impossible de réunir des petits groupes. Que les enseignants puissent faire de la classe en présentiel et distanciel. Une surveillance des récréations en surveillant que les gestes barrières soient systématiquement appliqués, les distanciations sanitaires également." 

Et Isabelle Delanoë d’ajouter : "Nous n’avons pas de renseignements supplémentaires concernant les restaurations scolaires, les restaurations aussi partagées entre différents établissements, ça aussi c'est un peu passé à l’as !" regrette la vice présidente. "L’accueil périscolaire comment ça va se passer ? Tout est encore très très flou et pour nous, FCPE, basé sur le volontariat des parents c’est mettre les enfants en première ligne de quelque chose qui est traumatisant et assez risqué."  

Qui rentre quand ?

  • Les élèves en classe maternelle ou primaire peuvent ou non reprendre les cours à partir de mardi 12 mai. Sur décision des parents.
  • Concernant le collège, les élèves de 6ème et de 5ème reprendront sur la base du volontariat le lundi 18 mai.
  • Les élèves de 4ème et de 3ème et les lycées : une décision sera connue fin mai / début juin.

Le port du masque est :

  • interdit en maternelle,
  • conseillé pour les écoliers en primaire, 
  • obligatoire pour les collégiens, lycéens et les enseignants.
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