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Éducation

La Rochelle : l'université n'augmente pas les frais d’inscription pour les étudiants étrangers

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Par , France Bleu La Rochelle

Comme de très nombreuses universités françaises, celle de La Rochelle n'applique pas, depuis la rentrée, l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers (hors Union européenne) voulue par le gouvernement. Elle l'a annoncé ce mardi, au cours de sa conférence de presse de rentrée.

Le technoforum de l'université de La Rochelle (illustration)
Le technoforum de l'université de La Rochelle (illustration) © AFP - Daniele Schneider / Photononstop

La Rochelle, France

2 770 euros en Licence et 3 770 euros en Master. En théorie, c'est le montant qu'étaient censés payer à la rentrée de septembre les étudiants étrangers hors Union européenne. Contre 170 et 243 euros respectivement pour les étudiants français, ou issus d'un pays de l'UE.

La mesure est d'ailleurs en vigueur, depuis son inscription, au mois d'avril, au journal officiel. Sauf que La Rochelle, comme de très nombreuses universités françaises a décidé de ne pas l'appliquer. Le 8 septembre, sur Europe 1, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal estimait que seules sept universités sur 73 l'avaient appliqué dans leur intégralité.

Et pourtant, ces universités réfractaires appliquent tout de même la loi. Elles utilisent en effet une mesure qui leur permet d’exonérer 10% de leur étudiants, quels qu'ils soient, de frais de scolarité. 

"On a une marge légale qui nous permet d’exonérer 10% d'étudiants non-boursiers, ce qui représente environ 500 étudiants à La Rochelle. Donc, pour l'instant, nous sommes en dessous de cette barre des 500," détaille Jean-Marc Ogier, le président de l'Université. 

Car si l'Université de La Rochelle compte "entre 800 et 900 étudiants étrangers extracommunautaires", sur 8 294 au total, tous ne sont pas concernés par cette mesure. En effet, elle ne s'applique pas aux doctorants, ni à ceux qui étaient déjà inscrits à l'université pour l'année scolaire 2018/2019. Une chose est certaine, le nombre d'étudiants qui devraient payer ces "super-frais" est en dessous de cette fameuse barre des 10% des effectifs. 

Pas une "mesure durable" pour les syndicats

Ce combat contre ces frais supplémentaires a été mené dans toute la France par les syndicats étudiants. A La Rochelle, au mois de février dernier, des étudiants avaient bloqué l'université pour la dénoncer. "Nous avons l'impression d'avoir été écoutés, mais pas vraiment entendus. La présidence nous a reçus uniquement en mai dernier, en pleins partiels, alors que nous essayions de discuter avec elle depuis décembre, nuance Mathis Quignard, du syndicat Solidaires étudiant.e.s La Rochelle.  Il semblerait effectivement, qu'avec cette limite de 10%, les étudiants étrangers soient exonérés. Mais ce n'est pas satisfaisant, car pas durable. Ce que l'on revendique, c'est la suppression de cette mesure". 

Il ne s'agit pas d'endetter encore davantage des étudiants qui viennent de pays pauvres - Jean-Marc Ogier, président de l'université de La Rochelle

Un constat qui semble être partagé par la présidence. "Pour l'avenir, il faudra que l'on se pose des questions sur la manière dont on peut exonérer les étudiants internationaux, estime Jean-Marc Ogier. On a conscience des publics qui sont dans nos murs aujourd'hui. Il ne s'agit pas d'endetter encore davantage des étudiants qui viennent de pays pauvres. En tant qu’Université universelle qui doit accueillir tout le monde, on essaie de ne pas appesantir davantage leur condition sociale". Parmi les solutions envisagées, signer davantage de partenariats avec des universités extra-européennes, puisque là, les étudiants seraient automatiquement exonérés. 

Pour le Conseil constitutionnel l'enseignement supérieur doit être gratuit

Il y a une dizaine de jours, le conseil constitutionnel s'est lui aussi positionné contre cette réforme. Les Sages ont acté la gratuité de l'enseignement supérieur en écrivant que "l'exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public". Ils reconnaissent toutefois que des frais d’inscriptions "modiques" peuvent continuer de s'appliquer. Sans donner de définition précise de ce terme..

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