Éducation

La sécurité, préoccupation majeure de la rentrée à l'université de Bordeaux

Par Stéphanie Brossard, France Bleu Gironde lundi 12 septembre 2016 à 4:00

Pas simple de sécuriser tous les accès de tous les bâtiments de la faculté par exemple à Talence
Pas simple de sécuriser tous les accès de tous les bâtiments de la faculté par exemple à Talence © Maxppp - Maxppp

La plupart des cours reprennent ce lundi à l'université de Bordeaux, avec, comme dans les écoles, les collèges et les lycées, une préoccupation importante pour cette rentrée : la sécurité des 50 000 étudiants et 8000 personnels et enseignants dans le contexte des attentats.

En cette rentrée 2016, le ministère de l'Education a fait de la sécurité l'une des ses préoccupations majeures, à l'école, au collège, au lycée et à l'université. Une enveloppe de 30 millions d'euros a été annoncée "pour la sécurisation technique et humaine" des 70 campus français. L' Université de Bordeaux va en bénéficier mais sans savoir à quelle hauteur. Une problématique coûteuse prise en compte depuis déjà un an et demi.

Simple à la Victoire, beaucoup moins à Talence Gradignan et Pessac

Dès les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher en janvier 2015, cette préoccupation a été prise en compte. Avec l'emploi de gardiens pour contrôler les entrées et sorties des étudiants et des personnels administratifs et enseignants chercheurs, et également les sacs de manière encore plus systématique depuis novembre 2015 et l'attaque du Bataclan. Une sécurisation qui se fait dans la mesure du possible. C'est évidemment plus simple dans le bâtiment historique de la Victoire à Bordeaux, qu'à Talence, Gradignan et Pessac, rappelle l'Université, qui veut en plus, garder une ouverture sur la cité, et des événements, de type conférences ou festival comme le Reggae Sun Ska début août.

Un coût estimé à 700 000 euros par an

Cette sécurisation a un coût : l'Université de Bordeaux a investi 150 000 euros par an depuis 2 ans, pour l'embauche de gardiens et des équipements en vidéo-surveillance. L'Etat vient de lui octroyer 100 000 euros d'aide à cet effet, sauf que les besoins sont plus proches de 700 000 euros par an.

Manuel Tunon de Lara le président de l'université de Bordeaux

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