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"La situation n'est pas satisfaisante dans les établissements scolaires" pour le SNES FSU en Limousin

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Par , France Bleu Limousin

Au lendemain de la rentrée, les syndicats enseignants critiquent les mesures sanitaires et l'organisation des cours, qui restent inchangés. Pour Marianne Corrèze, co-secrétaire académique du SNES FSU en Limousin, il faut mieux tenir compte des conséquences de l'épidémie de coronavirus.

Marianne Corrèze, co-secrétaire académique du SNES FSU en Limousin, veut des aménagements pour assurer la sécurité des élèves et les aider à surmonter les difficultés engendrées par la crise sanitaire
Marianne Corrèze, co-secrétaire académique du SNES FSU en Limousin, veut des aménagements pour assurer la sécurité des élèves et les aider à surmonter les difficultés engendrées par la crise sanitaire © Radio France - Françoise Pain

Alors que l'Angleterre se reconfine et referme ses écoles, la rentrée s'est déroulée normalement en France après les vacances de Noël. Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer estime que l'épidémie est sous contrôle et que le protocole sanitaire renforcé est suffisant. Marianne Corrèze, co-secrétaire académique du SNES FSU en Limousin, livre au contraire une analyse très différente. Invitée de France Bleu Limousin ce matin, elle s'alarme aussi des conséquences de cette crise sur les conditions d'apprentissage et le niveau des élèves.

Sur le plan sanitaire tout d'abord, le syndicat du secondaire dépeint "une situation qui n'est pas satisfaisante dans les établissements." Marianne Corrèze remarque notamment que "le brassage des élèves est toujours maximal." Elle estime également que les mesures ne sont en réalité  pas vraiment renforcées. La cantine est notamment"un lieu à haut risque puisque, pour manger, les élèves doivent enlever leurs masques", ce qui nourrit aussi des inquiétudes précise la co-représentante du SNES FSU.

Le syndicat demande un allègement des classes et des programmes

La solution avancée depuis des mois par le syndicat, serait d'alléger les effectifs dans les classes pour permettre aux établissements de mieux assurer la sécurité des élèves. Les lycées fonctionnent déjà avec des cours assurés à mi-temps à distance. Cela soulève toutefois d'autres problèmes, puisque certains élèves ont du mal à suivre. A ce titre, Marianne Corrèze réclame donc aussi un aménagement des programmes, pour les alléger. "Nous ne pouvons pas travailler au même rythme cette année." 

D'autant plus que lors du confinement au printemps dernier, avec la fermeture des établissements scolaires, les difficultés de certains élèves ont explosé et les inégalités de niveaux se sont creusées. Depuis septembre l'enseignante constate des soucis de concentration et des difficultés à se remettre dans les apprentissages.

Nous vivons une année de galère et le ministre reste sourd à nos demandes.

Marianne Corrèze déplore l'attitude du ministre de l'Education Nationale. Elle estime que Jean-Michel Blanquer a "une communication complètement hors-sol. Il ne cesse de dire que tout va bien et c'est complètement contredit par la réalité des faits dans les établissements."

Inquiétudes sur les épreuves du bac

La représentante du SNES FSU en Limousin, rappelle que les épreuves du bac doivent se dérouler mi-mars pour les programmes de spécialité, qui sont "intéressants mais très ambitieux, très lourds." Or, selon elle ces programmes ne seront pas bouclés pour mars, elle demande donc un report des épreuves au mois de juin. Une demande restée lettre morte jusque là.

Le ministre met les élèves sous tension et en difficulté.

Pour tenter de se faire entendre, une intersyndicale de l'Education Nationale lance un appel à la grève pour le 26 janvier, avec de multiples revendications. Au-delà des allègements de classe et de programmes réclamés, le SNES FSU réclame aussi une révision du budget de l'Education Nationale. En l'état actuel, il prévoit "la suppression de 23 emplois dans l'académie de Limoges, alors que nous aurons 400 élèves supplémentaires" souligne Marianne Corrèze. 

Au niveau national, 1.880 postes doivent aussi disparaître dans le second degré. "Ça veut dire de _nouvelles dégradations dans les conditions d'encadrement_, de nouvelles difficultés parce que nous ne pourrons plus travailler en petits groupes avec les élèves les plus fragiles." La réforme du lycées est aussi contestée par les syndicats enseignants, qui remettent également sur le tapis la question des salaires. La co-secrétaire académique du SNES FSU défend par ailleurs la légitimité de cette grève en expliquant que, même si le moment est délicat, "on ne peut pas toujours confiner les revendications et ce que nous ferons entendre est dans l'intérêt des élèves, de leurs familles et du service public en général."

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