Éducation

La suppression de l'ENA à Strasbourg revient dans le débat politique

Par Céline Rousseau et Corinne Fugler, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu jeudi 1 septembre 2016 à 18:50

Les bâtiments de l'ENA à Strasbourg
Les bâtiments de l'ENA à Strasbourg © Maxppp - Matthieu de Martignac

La suppression de l'Ecole nationale d'administration est un vieux serpent de mer. Cette fois, c'est Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite qui entend remplacer l'ENA par une école d'application pour les fonctionnaires méritants. "Démagogie" rétorque la ministre de la Fonction publique.

L'Ecole nationale d'administration est "une école qui a fait son temps." C'est en tout cas ce que pense Bruno Le Maire (LR). Le candidat à la primaire de la droite souhaite créer une "école d'application réservée aux hauts-fonctionnaires les plus méritants, qui au bout de 10 ans d'exercice auront apporté la preuve de leur efficacité". Une école sur le modèle de l'Ecole de guerre. Ce sera la condition s'ils veulent accéder aux postes de direction de l'Etat.

Bruno Le Maire est lui-même énarque, pourtant selon lui "le recrutement des élites n'est pas assez efficace". Cette nouvelle école serait aussi installée à Strasbourg, dans les locaux actuels de l'ENA.

La fonction publique mérite mieux que la démagogie des anciens élèves de l'ENA

En visite à l'ENA justement ce jeudi, la ministre de la Fonction publique Annick Girardin a répondu vivement à cette proposition : "Bruno Le Maire a besoin d'exister dans ces primaires", a commenté la ministre. "La critique de l'ENA est facile, c'est un repoussoir classique pour tous les populistes, la fonction publique mérite mieux que la démagogie des anciens élèves de l'ENA".

Partager sur :