Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dans les rues de Strasbourg, ce mardi soir.

Attaque mortelle à Strasbourg : ce que l'on sait de la fusillade qui a fait au moins trois morts et 12 blessés

Éducation

Lambach: lundi décisif pour sauver la classe de maternelle

lundi 29 janvier 2018 à 0:55 Par Jordan Muzyczka, France Bleu Lorraine Nord

Le village de Lambach a jusqu'au lundi 29 janvier pour trouver trois nouveaux écoliers afin de sauver sa classe de maternelle. De leur côté, les parents d'élèves continuent leur mobilisation aux abords de l'école.

A Lambach, commune de 503 habitants, on doit trouver 3 élèves supplémentaires pour espérer sauver la classe de maternelle. Le village se mobilise contre sa fermeture.
A Lambach, commune de 503 habitants, on doit trouver 3 élèves supplémentaires pour espérer sauver la classe de maternelle. Le village se mobilise contre sa fermeture. © Radio France - Jordan MUZYCZKA

Lambach, France

Le destin de la classe de maternelle de Lambach, près de Bitche, ne tient qu'à trois noms: ceux des nouveaux écoliers que doit trouver la commune jusqu'au lundi 29 janvier, dernier délai, pour atteindre le quota suffisant d'élèves. C'est la condition qui a été confirmée vendredi 26 janvier, lors de l'entrevue entre le maire, Jean-Paul Neu, avec des parents d'élèves reçus vendredi par l'inspecteur académique du secteur, à Sarreguemines."Et encore, lâche pleine de dépit, une maman de Lambach, ce n'est même pas sûr que la classe reste ouverte même avec ça."

De son côté, le maire compte bien par tous les moyens sauver cette classe qui doit compter, selon le critère fixé par l'académie, 15 enfants, contre 12 prévus à la prochaine rentrée scolaire. Il tente de sensibiliser certaines familles de ce village de 503 habitants pour qu'ils inscrivent leur progéniture dans l'établissement. "Il y a une famille qui éduque ses deux enfants à la maison", évoque notamment, Jean-Paul Neu. Et s'il mouille tant sa chemise, c'est que le maire sait combien cette classe de maternelle, et plus largement l'école, est cruciale pour son village.

Pas de commerces et peu de réseau téléphonique

A Lambach, il n'y a pas de commerces, et faute de réseau, le téléphone ne capte pas partout. Alors perdre une des deux classes (l'école compte une classe de maternelle, et une classe primaire), les parents rejettent catégoriquement ce scénario. "Ça voudrait dire la mort du village", prédit Cynthia, une jeune mère de famille, qui anticipe également que si cette classe ferme, l'école toute entière lui emboitera le pas. Les enfants devraient être scolarisés dans les établissements alentours, "40 minutes de bus, et plusieurs fois chaque jours. Donc pour des enfants, c'est juste impossible". Si Magalie et sa famille se sont installées il y a trois ans à Lambach, c'est grâce à l'établissement justement. Sa fille y est actuellement scolarisée. Pour la première fois elle envisage le pire: quitter le village.

S'il n'y a plus d'école, qu'il n'y a plus de nounous, il faudra que l'on fasse des kilomètres pour ramener nos enfants. Il faudra trouver une nouvelle cantine, puis une personne qui pourrait les garder parce qu'on travaille. Dans ce cas, ça deviendrait compliqué...". Magalie, mère de famille.

Depuis plus d'une semaine, tous les habitants se battent donc pour conserver leur bien. Ils ont bloqué les entrées de l'école jeudi et vendredi. Lundi 29 janvier, ils ont prévu de s'enchaîner symboliquement aux grilles de l'école.

"En zone rurale, on ne compte pas."

Pour Cécile, une autre résidente, ce combat, c'est un peu celui de David contre Goliath: "Ça ne dérange absolument pas le gouvernement de prendre des enseignants pour des zones d'éducation prioritaires, avec 12 élèves par classes alors que nous, on va devoir entasser nos enfants dans des classes de 30. En zone rurale on ne compte pas". Juste derrière, une autre personne rajoute: "Où est l'égalité?"

Les parents d'élèves envisagent de manifester devant le siège de l’académie, à Metz, le 6 ou le 7 février.l