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Dossier : Coronavirus Covid-19

Landes - déconfinement : les conditions de la reprise de l'école se précisent

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Par , France Bleu Gascogne

Ce jeudi soir, la préfète des Landes, Cécile Bigot-Dekeyzer, et le directeur académique, Luc Pham, ont fait le point sur l'organisation de la reprise de l'école le 11 mai.

Ce jeudi soir, la préfète et le directeur académique des Landes ont fait le point sur l'organisation de la reprise dans les écoles. (photo d'illustration)
Ce jeudi soir, la préfète et le directeur académique des Landes ont fait le point sur l'organisation de la reprise dans les écoles. (photo d'illustration) © Maxppp - Sébastien Botella

Dans les Landes, les conditions de la reprise de l’école le 11 mai se précisent. Lors d’une conférence de presse ce jeudi, la préfète, Cécile Bigot-Dekeyzer, a affirmé que cette reprise était un "impératif pédagogique et de justice sociale, surtout pour les enfants qui ont du mal à suivre les enseignements à distance". Pour ces enfants-là, le risque est le décrochage scolaire, selon la préfète. 

Mais la reprise de l’école ne peut-être envisagée que si les objectifs de santé publique sont respectés. "Les règles sanitaires sont un impératif absolu", a ainsi rappelé Cécile Bigot-Dekeyzer. 

La reprise sera donc progressive. Elle commencera le 11 mai avec la rentrée des enseignants. Les enfants, eux, reprendront le 12 mai. Les élèves concernés par une rentrée le 12 sont les maternelles et les primaires. Les collégiens reprendront à partir du 18 mai, en commençant par les sixièmes et cinquièmes des départements classés en vert. La rentrée des lycéens, des quatrièmes et des troisièmes sera quant à elle décalée : une décision sera prise fin mai.

Pour les Landes, le directeur académique, Luc Pham, a décidé qu'en maternelle, seules les grandes sections reprendront l’école la semaine du 12. Les autres sections reprendront à partir du 18 mai. L’objectif : "voir comment nous pouvons améliorer les conditions d’accueil", précise-t-il.

La reprise de l'école est toujours sur la base du volontariat. "Les parents se sont pas obligés de mettre les enfants à l’école, ils peuvent choisir de continuer de les garder à la maison", précise la préfète. Concernant ceux qui ne viennent pas à l’école, le professeur pourra leur donner du travail et corriger leurs devoirs. "On peut aussi imaginer des transmissions de cours entre les élèves", ajoute Luc Pham. "Il faut être soucieux de maintenir l’accompagnement, même pour ceux qui ne reviendront pas tout de suite à l’école", explique-t-il. 

Les conditions de la reprise

Parmi les conditions à cette reprise : pas plus de 15 élèves par classe et "une vie scolaire organisée autour des gestes barrières et mesures sanitaires", selon la préfète. 

Pour ce faire, les enseignants et encadrants recevront des masques qu'ils devront porter obligatoirement. Les masques seront obligatoires également pour les collégiens : ils seront distribués par les services de transport ou bien à l’entrée de l’établissement, d’après Luc Pham. Les parents d’élèves devraient aussi avoir la possibilité de venir les retirer dans les jours qui précèderont la rentrée. Les masques sont déconseillés pour les enfants de maternelle et de primaire, mais si un enfant présente des symptômes à l'école, il se verra obligatoirement mettre un masque pédiatrique.

"La reprise doit se faire dans la confiance", résume Luc Pham. Dans les Landes, aucun maire n’a déclaré ne pas vouloir rouvrir son école. "Mais ils veulent s’assurer que le protocole sanitaire sera assuré", ajoute-t-il.

D’ailleurs, si les conditions sanitaires ne sont pas réunies, la réouverture ne se fera pas, tient à préciser le directeur académique. "Les communes vont voir si elles sont en mesure d’assurer tous les éléments du protocole en termes de nettoyage, d’espacement des tables ou de restauration. Il faut que toutes ces conditions soient bel et bien réunies pour que l’école puisse ouvrir. De même, la distribution des masques au personnel devra être réalisée avant l’accueil des élèves. Si, pour des raisons humaines ou matérielles, on ne pouvait pas respecter le protocole, dans ce cas-là, on n’ouvrirait pas l’école. Il vaut mieux différer et avoir toutes les conditions sanitaires réunies, plutôt que d’exposer les enfants et les personnels à des risques."

Préparer l’accueil des élèves

Si les enseignants reprennent un jour avant les élèves, le 11 mai, c’est justement pour s’assurer que toutes les conditions sanitaires sont réunies. "Il faut préparer l’accueil des élèves, explique Luc Pham. Et c’est en étant présent que le professeur sera en mesure de voir comment il va organiser la circulation de ses élèves, la distanciation ou encore le matériel. On va par exemple retirer les ballons, car il faut éviter tout ce qui va passer de mains en mains. Il faut aussi peut-être préparer des petits gobelets avec le matériel pour chaque enfant. Il faut réfléchir à l'espace et à la circulation : il ne doit pas y avoir de bouchon à l’entrée de l’école, et pas trop de croisements d’élèves dans la cour de récréation ou dans les couloirs. Le temps et l’espace ne seront pas tout à fait dans leur organisation habituelle."

Pour s’organiser, les directeurs d’école devront donc savoir combien d’élèves seront présents lors de la reprise, afin d’organiser l’espace : un premier sondage sera effectué la semaine prochaine auprès des parents par les écoles.

Organisation locale

Pour répondre aux mieux aux exigences sanitaires et s’adapter à toutes les situations, l’organisation se fait à échelle locale, rappelle la préfète. "Dans les Landes, la manière de s’organiser ne va pas être la même dans toutes les écoles. Dans chaque établissement, le directeur devra se mettre d’accord avec élus - le maire s’il s’agit d’une école, le conseil départemental s’il s’agit d’un collège - et avec les parents d’élèves, avant de définir l’organisation de ce temps de présence des enfants, de façon à garantir la sécurité sanitaire de tous. Le souhait a été de donner le plus de souplesse possible."

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