Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"Le bout du tunnel paraît assez lointain", selon Gilles Tabourdeau du SNUIPP-FSU de la Vienne

-
Par , France Bleu Poitou

Les écoliers de maternelle et de primaire retournent en classe ce lundi 26 avril après trois semaines de fermeture à cause de la pandémie.Une rentrée qui inquiète les enseignants dans la Vienne selon Gilles Tabourdeau, secrétaire départemental du SNUIPP FSU de la Vienne.

Gilles Tabourdeau, le secrétaire départementale du SNUIPP-FSU dans la Vienne
Gilles Tabourdeau, le secrétaire départementale du SNUIPP-FSU dans la Vienne © Radio France - Manon Derdevet

Retour en classe pour les petits poitevins. Tous les enfants scolarisés en maternelle ou en primaire retrouvent les chemins des salles de classe ce lundi 26 avril au matin. Reprise des cours sous très haute surveillance avec un protocole sanitaire strict mis en place : un cas de Covid 19 détecté et c'est toute la classe qui ferme. Le gouvernement promet aussi de tester massivement avec 400 000 tests salivaires par semaine en France. Un rentrée complexe et qu'appréhendent les enseignants selon Gilles Tabourdeau, secrétaire départemental du SNUIPP FSU de la Vienne.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Heureux de retrouver leurs élèves et en même temps, on sent bien qu'il y a une fatigue dans la profession

"Les collègues sont assez prêts à reprendre le chemin de l'école. Ils sont heureux de retrouver leurs élèves et en même temps, on sent bien qu'il y a une fatigue dans la profession. La perspective de tenir dix semaines avant de retrouver la sortie, le bout du tunnel paraît assez lointain, d'autant plus dans les conditions sanitaires qu'on le connaît", explique l'enseignant. 

"Ils savent qu'ils doivent tenir dans des conditions difficiles et on voit bien que partout, ça fatigue. D'autant plus que les collègues ont un peu l'impression que beaucoup d'annonces sont faites nationalement, mais que localement, il n'y a pas les moyens de mettre en place."

Le protocole sanitaire pas assez efficace selon lui

Le protocole sanitaire instauré par le ministère de l'éducation nationale divise l'enseignant. "C'est suffisant parce que effectivement, pour arrêter la propagation du virus, un cas, une fermeture, c'est un moyen d'y arriver. Mais ce n'est pas suffisant parce que pour fermer, il faut un cas positif. Et pour avoir un cas positif, il faut tester. Et quand on sait que dans les écoles, c'est très difficile d'avoir des tests malgré les annonces du ministère et que, par exemple, en maternelle, les enfants sont très, très peu testés en milieu familial et aussi dans les écoles donc s'il n'y a pas de tests, il n'y a pas de cas positifs, pas de fermeture et donc, malheureusement, le virus continue à circuler", explique Gilles Tabourdeau, secrétaire départemental du SNUIPP FSU de la Vienne.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Pour ce qui est des tests, ils sont encore trop peu nombreux dans la Vienne selon lui. "Avant les vacances ont avoisinait à peine les 5000 tests sur le département, tout simplement parce qu'il n'y a pas le personnel pour les faire passer. Et malgré les recrutements de médiateurs supplémentaires, on voit difficilement comment va être mise en place cette politique de tests sur l'ensemble du territoire. On a un territoire qui est extrêmement étendu, rural, et il faut aller chercher les élèves là où ils sont, même dans des petites écoles. Il faut tester, tester, tester pour déterminer les cas, pour pouvoir fermer les classes isolées et arrêter la circulation du virus."

Plus de recrutements pour faire face à la crise

Selon Gilles Tabourdeau, il faudrait employer du personnel supplémentaire en nombre pour assurer les tests mais aussi pour affronter la crise sanitaire. "Il faudrait simplement donner les moyens aux services publics, que ce soit de l'Education nationale comme de santé, de mener à bien des missions. Là, on est en période de crise. Il faut recruter massivement des enseignants dans les écoles pour faire face aux situations. Ça peut être aussi la médecine scolaire pour permettre d'avoir des personnes pour aller sur l'ensemble du territoire faire des tests."

Au sujet des autotests, il salue son déploiement pour les enseignants mais selon lui "ça traduit aussi l'absence d'une politique vaccinale pour les volontaires de l'Éducation nationale. Si on veut garder les écoles ouvertes, il faut permettre aux enseignants de venir enseigner dans de bonnes conditions, de ne pas risquer d'être contaminé."

Il demande à ce que tous les personnels de l'éducation nationale volontaires puissent être vaccinés. "On est souvent face à 25 ou 30 élèves dans une grande promiscuité avec des enfants dont les plus jeunes ne sont pas en capacité de respecter les gestes, barrières ou quasiment pas. Il faut trouver des moyens de protéger les personnels. Et c'est grâce à cela qu'on gardera les écoles ouvertes", conclut-il

Choix de la station

À venir dansDanssecondess