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Éducation

Le casse-tête de la carte scolaire en Île-de-France

jeudi 15 février 2018 à 18:32 Par Pierre Coquelin, France Bleu Paris

Les conseils départementaux de l'éducation nationale (CDEN) se multiplient en ce moment en Île-de-France. A l'étude, la carte scolaire de la rentrée de septembre 2018. Dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, syndicats et parents sont mobilisés face aux fermetures de classes programmées.

Parmi les personnes mobilisées ce jeudi à Nanterre, des professeurs et des parents d'élèves de l'école maternelle Buffon de Colombes, dont une classe est menacée
Parmi les personnes mobilisées ce jeudi à Nanterre, des professeurs et des parents d'élèves de l'école maternelle Buffon de Colombes, dont une classe est menacée © Radio France - Pierre Coquelin

Nanterre, France

"Non à la fermeture de 78 classes maternelles dans le 92". C'est ce qu'on peut lire sur l'une des banderoles devant la direction académique à Nanterre (Hauts-de-Seine) ce jeudi. Dans la trentaine de personnes mobilisées, des professeurs et des parents de l'école Buffon de Colombes. Un établissement de 190 élèves de la petite à la grande section. "On vient de nous annoncer la fermeture de l'une de nos 9 classes, alors que les effectifs sont en légère augmentation", explique le directeur de l'école, Franck Montron. 

L'établissement est situé en zone éducation prioritaire (REP). "Avec cette carte, on se retrouverait à 26-27 élèves par classe, contre 23 à 24 aujourd'hui", ajoute le directeur. Ce jeudi, les 10 enseignants de l'école se sont mis en grève pour protester contre une réforme qui porterait atteinte à l'accompagnement des élèves. C'est la deuxième fois en une semaine. 

Certaines classes de maternelles pourraient atteindre les 30 élèves à la rentrée de septembre dans les Hauts-de-Seine. - Radio France
Certaines classes de maternelles pourraient atteindre les 30 élèves à la rentrée de septembre dans les Hauts-de-Seine. © Radio France - Pierre Coquelin

Les parents se mobilisent aussi. Une pétition a été lancée. "Je pense qu'il y a des règles à respecter. Si déjà la directrice de l'académie ne le fait pas, comment demander à des élèves de respecter les règles ?", s'interroge Lauriane, mère d'un écolier. Au total, selon les chiffres avancés par les syndicats, 101 classes sont menacées, dont 78 de maternelles dans les Hauts-de-Seine. "La carte scolaire prévoit 76 postes d'enseignants supplémentaires. On perd 1350 élèves. Sur le papier, on pourrait dire que c'est intéressant. Mais, la mise en place du dédoublement des classes de CP et CE1 à 12 élèves en REP et REP+, et l'effort fait pour les remplaçants, font que le compte n'y est pas", assure Charlotte Boeuf, du Snuipp 92. 

Une classe en moins dans un tiers des maternelles du Val-de-Marne

Dans le Val-de-Marne aussi, la situation inquiète les syndicats. Ils ont d'ailleurs boycotté la dernière réunion avec la direction académique lundi dernier. Une nouvelle réunion est prévue ce vendredi à Créteil. Selon les syndicats, 176 postes supplémentaires sont prévus pour la rentrée (contre 160 l'an passé). Mais 180 classes doivent fermer (dont 110 fermes et le reste conditionnelles) : un tiers des maternelles du département devraient perdre une classe. De son côté, l'éducation nationale met en avant l'ouverture de 244 classes, dont 209 fermes. Un chiffre gonflé par le dédoublement des classes de CP et CE1 en REP assurent les syndicats. 

"_I_l y a des fermetures de classes pour pouvoir récupérer des postes. Nous sommes très inquiets pour la maternelle. En zone banale, on va se retrouver avec des classes à 30 élèves !", s'insurge Cécile Quinson, co-secrétaire départementale du SNUIPP-FSU dans le Val-de-Marne. "Le choix du gouvernement n'a pas été de donner des moyens exceptionnels ou supplémentaires pour le dédoublement des CP. C'est la vitrine. mais sur le terrain, c'est à moyens constants. Cette carte scolaire dégrade encore plus nos conditions de travail", ajoute-t-elle.