Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

"Le collège de mes enfants est un ghetto" pour une maman du quartier Pissevin à Nîmes

lundi 9 novembre 2015 à 20:45 - Mis à jour le lundi 9 novembre 2015 à 20:47 Par France Bleu Gard Lozère, France Bleu Gard Lozère

Mettre davantage de mixité sociale au collège, c'est sur ce terrain que la ministre de l'Éducation fait des propositions ce mardi. Elle présente un plan timide. Pas de réforme de la carte scolaire mais des expérimentations dans 17 départements. Le Gard n'en fait pas partie et pourtant...

© Maxppp - Le collège Diderot quartier Valdegour à Nîmes.

Nîmes, France

Parmi les expérimentations souhaitées par Najat Vallaud-Belkacem, l'agrandissement des secteurs. Une adresse, votre adresse, n'aura pas qu'un seul collège référent mais plusieurs.

Une idée qui devrait être tout de même proposée par le département du Gard le 20 novembre prochain lors du Conseil départemental de l’Éducation nationale. Cela devrait permettre au département et au rectorat de mieux équilibrer les effectifs. En France, un élève sur dix étudie dans un collège ghetto où la mixité sociale est quasi inexistante.

"Il y a plus d'arabes que de Français, c'est ça mon collège." (Nina, 14 ans)

Pour les parents d'élèves venus chercher leurs enfants au collège Condorcet du quartier Pissevin à Nîmes, le problème vient davantage du quartier que du collège. La solution pour le père de la petite Nina 14 ans :  "Mettre de la mixité dans les quartiers. Le collège ensuite ça suivra. Mais depuis des années, on met le même genre de population dans les quartiers, du coup plus personne ne veut venir ici."

Reportage devant le collège Condorcet du quartier Pissevin à Nîmes

Au fil des conversations avec les pères et les mères venus chercher leurs enfants devant le collège, on se rend compte que, eux aussi, tentent par tous les moyens de sortir leurs enfants du quartier

Fatia explique : "J'ai fait quatre demandes de dérogations, ça n'a jamais été accepté. Pour d'autres ça marche mieux". La jeune femme sous-entend que pour les familles aisées, ces dérogations sont plus facilement acceptées.

Fatia, une mère en colère.