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Éducation

Le coup de massue pour les étudiants étrangers de Poitiers

lundi 3 décembre 2018 à 4:31 - Mis à jour le mardi 4 décembre 2018 à 19:21 Par Baudouin Calenge, France Bleu Poitou

Le premier ministre a annoncé il y a deux semaines la hausse très conséquente des frais d'inscription pour les étudiants extra-communautaires ! Ils vont être dès la rentrée de septembre 2019 multipliés par sept pour atteindre de 2770 à 3770 euros selon le niveau d'étude.

Les portes de l'université de Poitiers vont elles devoir restées fermées pour les étudiants étrangers ?
Les portes de l'université de Poitiers vont elles devoir restées fermées pour les étudiants étrangers ? © Radio France - baudouin calenge

Poitiers, France

L'objectif affiché par le gouvernement est d'améliorer l'accueil pour à terme atteindre 500.000 étudiants étrangers en France contre 300.000 aujourd'hui. Sauf qu'à Poitiers, on ne comprend pas cette logique. L'université accueille historiquement de nombreux étudiants venus d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine et centrale. A ce jour, ils sont près de 3.900 et sont loin d'être issus de milieux aisés.

"Une double claque"

La vice présidente de l'université de Poitiers en charge de l'internationale Christine Fernandez ne décolère pas depuis cette annonce : "les étudiants étrangers prennent ça comme une double claque. Ils ont l'impression qu'on leur ferme la porte au nez et ils ont très peur pour leurs conditions de vie l'année prochaine". 

Un sentiment partagé par les étudiants étrangers poitevins croisés comme Kouakou originaire de Côte d'Ivoire. Il est en 2e année AES (administration économie et social) et se demande comment il va pouvoir payer l'an prochain une telle somme, lui qui doit vivre avec les 600 euros que lui verse son oncle tous les mois.

Une décision incompréhensible

A L'université de Poitiers, on ne comprend pas cette annonce qui a surpris tout le monde. "Clairement on est en train de créer une forme de préférence nationale" s'indigne Christine Fernandez qui rappelle aussi que les expériences menées ailleurs en Europe n'ont pas été très concluantes. En Suède, une mesure semblable a entraîné la "perte de 80% des étudiants internationaux". 

Ce qui est aussi à craindre selon la vice présidente de l'université, c'est que cette mesure contraigne beaucoup d'étudiants étrangers en master 2 ou en doctorat à partir ailleurs. Or, ces étudiants étrangers représentent la moitié des effectifs des laboratoires de recherche de l'université.