Éducation

Le département des Bouches-du-Rhône prend le relais de l'État pour maintenir 300 contrats aidés menacés

Par Thibault Maisonneuve, France Bleu Provence et France Bleu jeudi 12 octobre 2017 à 16:31

Une manifestation contre la suppression des contrats aidés à Marseille (photo d'illustration)
Une manifestation contre la suppression des contrats aidés à Marseille (photo d'illustration) © Maxppp -

Martine Vassal, la présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, a annoncé ce jeudi qu'elle s'engageait à "prendre le relais de l'État" pour maintenir 300 emplois aidés dans les collèges.

Martine Vassal, la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône a annoncé jeudi, lors d'un déplacement au collège Jean-Claude Izzo dans le 2e arrondissement de Marseille, qu'elle s'engageait à "prendre le relais de l'État" pour maintenir 300 emplois aidés dans les collèges.

"Je ne veux pas que les parents, les enseignants et les enfants pâtissent de mesures du gouvernement." (Martine Vassal)

"C'est un engagement que je prends, (...) je ne veux pas que les parents, les enseignants et les enfants pâtissent de mesures unilatérales du gouvernement", a déclaré Martine Vassal devant une assemblée d'enseignants et de parents d'élèves. Martine Vassal a assuré qu'elle interpellerait la semaine prochaine (vendredi) le Premier ministre, qui doit se rendre à Marseille pour le congrès des départements.

Edouard Philippe face à la grogne des collectivités

Edouard Philippe s'emploie ces derniers jours à calmer la grogne des collectivités sur leurs finances, même si celle-ci n'est pas exempte, selon lui, d'un peu de "mauvaise foi". L'exécutif a décidé de demander trois milliards d'économies supplémentaires aux collectivités, même si les dotations versées par l'État augmenteront en 2018, rompant avec les "coups de rabot" des années précédentes.

Quant aux départements, ils attendent des solutions de l'État sur le financement du RSA dont ils ont la tutelle, ainsi que l'aide aux mineurs étrangers non accompagnés, au coût croissant sur fond de crise migratoire en Europe

Martine Vassal n'a pas souhaité chiffrer le montant des 300 emplois aidés, estimant simplement que c'était "beaucoup trop".

"Encore une charge de plus que l'État transmet aux collectivités".