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Éducation

Le gouvernement va labelliser 80 "cités éducatives" dans les villes populaires

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Par , France Bleu Paris

Les ministres de la Cohésion des Territoires Julien Denormandie et de l'Education Jean-Michel Blanquer doivent annoncer ce jeudi la liste des quartiers concernés à Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

Le gouvernement va labelliser 80 "cités éducatives" dans les villes populaires.
Le gouvernement va labelliser 80 "cités éducatives" dans les villes populaires. © Maxppp - Vincent Isore

Grigny, France

Concrètement, l'initiative doit permettre à de nombreux acteurs, allant des travailleurs sociaux, aux activités culturels en passant par le sport, d'intervenir dans le parcours de l'élève, en appui de l'école, pour éviter les décrochages scolaires. Pionnière en la matière, la ville de Grigny dans l'Essonne expérimente depuis trois ans ce dispositif avec un leitmotiv : l'éducation ne s'arrête pas aux portes de l'école. En fait,  le maire communiste de Grigny est tourné vers un objectif : éduquer les enfants même pendant leur temps libre. 

Mettre en échec l'échec scolaire. Philippe Rio, maire de Grigny.

Pour cela, Philippe Rio et son équipe ont créé plusieurs structures. Comme l'académie des sports qui a permis de jouer le rôle de tremplin vers les clubs de la ville pour près de 500 jeunes. Ou encore le conservatoire de musique qui s'invite désormais directement dans les classes. "Il y a donc un cercle vertueux que ce soit en matière sportive et culturelle : l'enfant a accès à d'autres moyens d'éducations pour mettre en échec l'échec scolaire"  se félicite l'édile.

Et si les activités sont nombreuses, le suivi des enfants l'est tout autant. Des agents de la ville ont été recrutés pour faire le lien entre les éducateurs des différentes structures comme Gwladys par exemple qui travaille dans une école du quartier populaire de la Grande Borne. "Quand on parle de réussite on voit tout de suite l'école. Or, nous sommes présent pour dire que la réussite de l'enfant ne dépend pas que de l'école. Ça dépend aussi du fait qu'autour de lui il existe une cohésion d'équipe qui permettra sa réussite."

Du lien entre les éducateurs

Cette jeune femme a aussi pour mission d'inclure les parents dans cette dynamique éducative. Elle organise donc des réunions thématiques au sein même de l'établissement. La dernière évoquait la danger d'exposer ses enfants aux écrans. Séverine habite le quartier et elle a justement participé à cette réunion l'an dernier. " J'ai un fils de 7 ans qui a des problèmes de vues et le jour où  j'ai assisté à cette réunion, j'ai arrêté de lui prêter mon téléphone et depuis sa vue a cessé de se dégrader." Et sa concentration aussi, un élément essentiel pour l'apprentissage de la lecture et donc pour la suite de la scolarité.

Mais ce dispositif coûte cher à la ville de Grigny qui réclame au gouvernement plus de moyens.  L'enveloppe promise aux territoires qui obtiendront jeudi ce label devrait avoisiner les 34 millions d'euros de crédits par an, soit plus de 100 millions sur trois ans.

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