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Éducation

Le harcèlement à l'école : à Reims des élèves luttent contre et d'autres en souffrent

jeudi 8 novembre 2018 à 20:28 Par Willy Moreau, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu

Ce jeudi, vingt élèves se sont retrouvés à l'atelier Canopé de Reims pour trouver des solutions contre le sexting, une forme de cyber-harcèlement. D'autres racontent l'enfer qu'ils vivent au quotidien.

Ces élèves ont travaillé ce jeudi à l'atelier Canopé de Reims sur le harcèlement à l'école et principalement sur la pratique du sexting.
Ces élèves ont travaillé ce jeudi à l'atelier Canopé de Reims sur le harcèlement à l'école et principalement sur la pratique du sexting. © Radio France - Willy Moreau

Reims, France

Cet élève en 5ème dans un collège de Reims raconte les coups qu'il subit tous les jours : "Des fois à la récréation, ils viennent tous me voir en groupe et ils me disent d'arrêter de participer en classer sinon t'es mort". Pendant ce temps, vingt élèves de l'académie de Reims se sont réunis  à l'atelier Canopé pour trouver des solutions contre le sexting, une forme de harcèlement qui prend de l'ampleur. 

Harceler par portable

Le garçon de 12 ans fait partie des 700.000 élèves harcelés à l'école en France. "Des fois, je n'avais pas envie d'aller en cours parce que ça m'énerve. Ma mère me dit de ne pas les écouter mais quand je rentre, je ne lui raconte pas comment s'est passée ma journée", raconte l'enfant. 

Thierry Dupont, inspecteur établissements et vie scolaire dans l'académie de Reims, fait le constat que "8% à 12% des élèves disent être harcelés". Ce chiffre a régressé mais "malheureusement il a tendance à remonter par le biais du cyber-harcèlement et des réseaux"

Une nouvelle forme de harcèlement prend de l'ampleur sur Internet. Le sexting consiste à partager via les réseaux sociaux des photos dénudées d'une personne envoyées à la base au petit-copain ou à la petite-copine. 

À l'atelier Canopé, les élèves de 4ème savent quasiment tous ce que signifie le terme. Julie connaît même une victime de ce cyber-harcèlement : "Maintenant cette histoire la suit partout. Elle essaye de la faire oublier mais quand même, à chaque fois qu'on la voit, on ne pense qu'à ça"

"Elle n'avait qu'à pas faire des photos"

Pourtant, la culpabilité ne semble pas reposer sur les harceleurs si on en croit ces jeunes collégiens : "Si elle ne voulait pas qu'on partage ses photos, elle n'avait pas qu'à en faire" ; "Elle n'a pas respecté son corps" ; "C'est dégradant ce qu'elle fait"

Sophie, dans son collège de Haute-Marne, est confrontée à cette vision : "La vision des élèves est qu'elle n'avait pas à faire ça. Donc nous notre idée, c'est de les responsabiliser et demander quelle est ta responsabilité en diffusant la photo"

L'éducation nationale veut faire de ces jeunes collégiens des ambassadeurs afin que les harcèlements à l'école cessent.