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Éducation

Le Mans : 400 personnes contre la nouvelle carte scolaire

jeudi 15 février 2018 à 16:24 Par Pierre-Antoine Lefort, France Bleu Maine

Professeurs, parents d'élèves, enfants ou élus, ils étaient environ 400 ce jeudi matin à manifester contre la nouvelle carte scolaire. L'académie prévoit la suppression de 42 classes en Sarthe, majoritairement en zone rurale.

Profs, parents d'élèves et élus.Tous se sont rassemblés contre la carte scolaire, devant le pôle administratif Paixhans, au Mans.
Profs, parents d'élèves et élus.Tous se sont rassemblés contre la carte scolaire, devant le pôle administratif Paixhans, au Mans. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Le Mans, France

Ils s'étaient donnés rendez-vous devant l'inspection académique, boulevard Paixhans, au Mans. Environ 400 personnes ont répondu ce jeudi matin à l'appel des syndicats d'enseignants, rejoints dans la lutte par des parents d'élèves, leurs enfants et des élus locaux. Ils dénoncent la suppression prévue de 42 classes dans le département. Les professeurs étaient d'ailleurs en grève, et de nombreuses écoles fermées

Les moyens dégagés par les suppressions de classe doivent permettre de répondre à l'élargissement des classes de CP à 12 élèves dans toutes les écoles situées sur un territoire prioritaire (REP). Le dispositif sera également étendu aux classes de CE1 dans les établissements REP+.

Des suppressions majoritairement dans les écoles rurales. 

"Pour ouvrir ces nombreuses classes, il faut prendre des postes ailleurs. On a un département très rural et avec une forte éducation prioritaire, et les moyens sont pris essentiellement dans le rural, c'est très choquant", s'indigne Julien Cristofoli, le co-secrétaire du syndicat SNUipp, majoritaire dans la profession. "Nous refusons que les territoires soient opposés les uns aux autres.  Il y a de très nombreux enseignants, des parents d'élèves et des élus qui sont avec nous, et nous déclarons que cette carte scolaire est injuste", poursuit le représentant syndical. "C'est toujours le milieu rural le parent pauvre, si on veut des moyens pour des écoles, il faut des moyens supplémentaires, il ne faut pas les prendre sur d'autres écoles. C'est le message de colère d'aujourd'hui."

Les manifestants sont ensuite entrés dans l'enceinte du pôle administratif, pour jouer de la casserole et de la corne sous les fenêtres de l'inspection académique.   - Radio France
Les manifestants sont ensuite entrés dans l'enceinte du pôle administratif, pour jouer de la casserole et de la corne sous les fenêtres de l'inspection académique. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Alors sur les grandes banderoles, les manifestants ont inscrits le noms des écoles concernées par les suppressions de classe. C'est le cas notamment à Montbizot, au nord du Mans. L'école va perdre une classe. Cécile est maman de deux élèves, elle est venue soutenir les professeurs. "J'ai mon enfant qui est en CP qui passera en CE1, ma fille est en CM1 et passera en CM2, une année d'autant plus charnière de préparation au collège. Il leur faut une éducation des plus valables, et avec des classes surchargées, pour nous c'est impossible !"

Des conditions d'enseignement plus compliquées selon les manifestants. 

A quelques dizaines de mètres, l'ensemble de la communauté éducative de Saint Jean de Piacé a fait le déplacement. L'école perd elle aussi une classe à la rentrée, ce qui veut dire, en moyenne, trois élèves de plus dans chaque classe, explique Mickaelle Pocheraud, la directrice. "Forcément, les conditions d'enseignement sont moins favorables quand le nombre d'élèves est plus important. On ne peut pas favoriser un endroit pour en défavoriser un autre, ce n'est pas de cette façon qu'il faut procéder !"

Nous refusons que les territoires soient opposés les uns aux autres

Dans le cortège, des enseignants de REP et et REP+, qui bénéficient de ces suppressions, puisqu'elles doivent permettre d'ouvrir de nouvelles classes dans les quartiers populaires. C'est le cas de Laëticia Bisson, professeure à l'école Lapierre-Pergaud, au Mans, va accueillir une classe de CE1 à 12 élèves à la rentrée. "Nous sommes là pour soutenir les écoles où il y a des fermetures. Il n'y a pas qu'en zone d'éducation prioritaire qu'il y a des difficultés : dans les milieux ruraux, dans d'autres écoles, partout il y a besoin de moins d'élèves dans les classes", continue l'enseignante. 

Après être rentrés dans l'enceinte du pôle administratif, et avoir fait du bruit sous les fenêtres de l'académie, les manifestants se sont rendus dans le calme jusqu'à la préfecture de la Sarthe. Ils ont ensuite tenu une assemblée générale pour décider de la suite du mouvement.