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Le Mans : de la maternelle à l'université, environ 500 personnes expriment le ras-le-bol dans l'éducation

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Par , France Bleu Maine

Enseignants et étudiants, ils ont manifesté dans les rues du Mans ce mardi pour exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis de consignes et de protocoles sanitaires parfois intenables dans les établissements scolaires. Une crispation qui traduit en fait des problèmes profonds de moyens et de reconnaissance.

La manifestation dans les rues du Mans a réuni environ 500 personnes
La manifestation dans les rues du Mans a réuni environ 500 personnes © Radio France - Ruddy Guilmin

Certains sont venus réclamer plus de moyens, d'autres des hausses de salaires ou le droit de reprendre les cours. Mais tous s'accordaient sur un point : faire de efforts, ça va bien si l'on obtient rien en retour. Voilà globalement ce qui a réuni ce mardi environ 500 personnes dans les rues du Mans : étudiants et personnels de l'Education Nationale de la maternelle à l'université venus défendre l'école et l'instruction publique dans un contexte compliqué d'épidémie qui fait ressortir les tensions.

Heures de cours grignotées par les contraintes sanitaires, protocoles parfois irréalistes, injonctions contradictoires à quelques semaines d'écart, les enseignants dénoncent un sentiment généralisé d'improvisation : "Il y a des périodes où toutes les deux-trois semaines, on nous demande d'enseigner différemment, d'appliquer des protocoles inapplicables comme dans mon collège où on ne peut pas aérer comme il faut car les fenêtres ne s'ouvrent pas complètement par exemple !", raconte Hansi Brémond, professeur d'histoire-géo au Mans et responsable du syndicat FO du secondaire. "On nous parle d'éviter le brassage des classes, mais il suffit d'aller dans n'importe quel collège pour voir des cours de langues ou de sciences où plusieurs classes se mélangent...", indique Ludovic.

La logique du "démerdentiel"

Professeur de physique-chimie dans un collège d'Allonnes, ce fonctionnaire évoque aussi le manque de reconnaissance et de soutien d'une institution dont le ministre, Jean-Michel Blanquer, communique en priorité les décisions aux médias plutôt qu'aux équipes : "On se retrouve toujours les derniers au courant, on doit tout remettre en place à chaque fois. C'est un peu la logique du démerdentiel. On se débrouille comme on peut, nos directions font ce qu'elles peuvent aussi. C'est pas comme si la crise était là depuis le printemps et qu'on ne pouvait pas avoir un peu de lignes directrices. Là, il va certainement y avoir bientôt de nouvelles annonces... On se démerdera encore une fois tout seuls. Tout ça avec un manque général de considération que ce soit sur le plan du salaire ou de la communication."

Des salaires qui, gel du point d'indice oblige, n'ont pas augmenté depuis dix ans rappelle Hansi Brémond. _"Comme tout le monde, on nous demande de faire beaucoup d'effort avec la crise sanitaire, mais dans un contexte où depuis des années, il faut faire toujours plus avec toujours moins... Et bien c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. D'autant plus que les réformes comme celle du bac ou les suppressions de postes se poursuivent comme si de rien n'était !"  _D'après le rectorat, à la prochaine rentrée de septembre, la Sarthe perdra 17 postes dans le secondaire (collège et lycée) et en gagnera 5 dans le primaire.

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